Par Feriel Nourine
La série de rencontres et de réunions tenues par le ministre de l’Industrie avec les responsables des groupes industriels publics et de leurs filiales s’est achevée avec une liste d’enseignements inscrits sur la feuille de route de chacune des deux parties.
Entamées le 24 juillet au rythme de rendez-vous quotidiens qui se sont achevés le 1er août, ces rencontres et réunions ont permis à Ahmed Zeghdar et son équipe d’avoir une idée sur la situation qui prévaut, actuellement, au niveau de la sphère industrielle publique dont une grande partie pâtit toujours d’énormes difficultés financières, ne devant sa survie qu’à l’assistance financière de l’Etat.
Si du côté de la tutelle, l’engagement à soutenir les entreprises est toujours d’actualité, c’est parce le nouvel élan que cherche M. Zeghdar au secteur industriel passe en premier lieu par, entre autres opérations, «la relance des grandes entreprises industrielles publiques et les groupes industriels importants», avait-il souligné lors de son installation quelques jours avant de rencontrer leurs patrons.
Cette relance a une stratégie, abordée et définie pour chacun des responsables ayant rencontré le ministre, en fonction de sa situation actuelle, de ses capacités de développement et des projets qui peuvent en être dégagés. Néanmoins, le point de départ est le même pour l’ensemble des groupes industriels et leurs filiales, selon la perception du ministère de tutelle. Elle consiste d’abord à «doubler d’efforts pour hisser la productivité», a indiqué à leur adresse M. Zeghdar, selon un communiqué du ministère de l’Industrie à valeur de résumé des réunions tenues, mais aussi du plan dégagé pour la relance des entités industrielles concernées.
Lesquelles ont vu le ministre insister sur «l’importance» de ces groupes industriels ainsi que «leur rôle dans la croissance et la diversification de l’économie nationale», car considérés, selon lui, comme étant «la principale locomotive pour le secteur». Il est également important de «les soutenir, les restructurer, les relancer et élaborer les plans de développement propres à chaque groupe», a-t-il ajouté, soulignant que dans cet objectif, «il faudra doubler d’efforts pour optimiser leur rendement et leur efficacité et rétablir l’équilibre de leurs filiales en difficultés». Autrement dit, tout est à faire, voire à refaire dans certains cas, pour que ces groupes industriels publics soient des forces productives et créatrices de richesses.
«Une vision prospective s’impose dans ce sens et permet de parvenir à des solutions réelles en mesure de faire face à la double conjoncture financière et sanitaire actuelle», a encore souligné le premier responsable du secteur. En ce sens, il explique que la situation actuelle requiert la conjugaison des efforts des secteurs public et privé mais, également, une meilleure coopération et complémentarité entre les groupes et les entreprises publiques relevant d’autres secteurs, ou encore avec la recherche scientifique et la formation.
Ceci permettra de satisfaire les besoins des uns et des autres, offrir des produits locaux à des prix compétitifs et réduire immédiatement la facture des importations, a précisé le ministre. Dans la même logique, il a plaidé pour «le renforcement de la production en termes de quantité et de qualité et l’optimisation des taux d’intégration, avec une bonne maîtrise des coûts, de manière à permettre à ces groupes de contribuer à la satisfaction des besoins du marché national et à l’intégration des marchés externes, prioritaires à l’heure actuelle», fait savoir encore le communiqué, ajoutant que le même responsable a engagé son ministère dans l’accompagnement des groupes et entreprises industrielles dans le processus d’exportation.
Dans cette perspective, il a appelé à la modernisation et l’amélioration de leur gestion de façon urgente. A cela s’ajoute «la généralisation de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TICS) pour assurer leur efficacité», a-t-il soutenu. M. Zeghdar a souligné, en outre, «l’importance d’associer le partenaire social au processus de développement des entreprises industrielles publiques de par le rôle qu’il peut jouer dans la création de richesse et la préservation des postes d’emploi».
Durant ses rencontres avec les cadres et responsables des groupes industriels publics, le ministre de tutelle leur a renouvelé «sa confiance totale dans toute initiative proposée, susceptible de concourir à la réalisation des objectifs tracés dans les plus brefs délais», conclut le communiqué.