«Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a enregistré une croissance de 3,6% en 2016».

Cette constatation des économistes du Fonds monétaire international (FMI), qui donne raison à leurs projections pour l’année qui vient de s’écouler, révèle que les effets de la dégringolade des prix du pétrole ne seront pas amortis de sitôt par une forte croissance hors hydrocarbures laquelle devrait s’affermir dès 2017 selon le gouvernement.
Et pour cause. Les projections des économistes de l’institution de Bretton Woods maintiennent leurs projections pour l’Algérie en 2017 et bien au-delà.
C’est-à-dire en deçà des projections du gouvernement.
En effet, les exercices comptables auxquels recourait le gouvernement pour minimiser les dégâts comme la dévaluation de la monnaie nationale pour réduire le déficit budgétaire et assainir les finances publiques ont fini par impacter le pouvoir d’achat de larges couches sociales.
«Le ralentissement de la croissance économique en Algérie, en 2016, a été compensé par une augmentation de la production de gaz naturel, mais, à moyen terme, la croissance hors pétrole se maintiendra bien en deçà des normes historiques», prévient le Fonds monétaire international. Même s’il préconise «une atténuation des tensions sur les prix». Et s’il ne précise pas une échéance à une telle perspective, il est inutile de souligner qu’il s’agit bien du court terme. Du fait de l’importance des transferts sociaux dans le budget de l’Etat, notamment.
Mais au rythme de l’évolution de l’économie algérienne, peut-on maintenir cet effort de solidarité nationale ? Le Fonds monétaire international prévoit un retour de la croissance à partir de 2021, quand les prix du pétrole repartiront à la hausse. Il prévoit ainsi une croissance de 2,9% en 2017 et 3,4% en 2021. Le gouvernement, lui, «projette» une croissance de 3,5% dès cette année 2017.