Par Bouzid Chalabi
Dans le jargon des économistes, la croissance économique mesure l’augmentation de la richesse produite pendant une période donnée. C’est pour dire que l’Algérie, selon son ministre des Finances qui prévoit un taux de croissance de l’ordre de 3,4% au cours de l’année 2022, n’en est pas moins sur une trajectoire ascendante de son produit intérieur brut ou PIB. En fait, ce taux de croissance de 3,4% comme avancé par l’argentier du pays Abderrahmane Raouya, en marge du congrès de l’Union générale des assureurs arabes, témoigne de la reprise de notre économie nationale. «C’est aussi la preuve que le pays a réussi à dépasser les répercussions de la crise sanitaire de la Covid-19. Pas seulement, puisque les grands indices économiques sont en amélioration depuis le deuxième semestre de l’année 2021», a-t-il souligné dans le discours donné à l’ouverture dudit congrès. Comme le ministre des Finances a mis en exergue «les dispositions de l’Etat pour prendre en charge les répercussions de la crise sanitaire et amortir son impact sur l’économie et les institutions algériennes, dont le rééchelonnement des dettes des entreprises et l’octroi de diverses mesures incitatives. Ces mesures ont permis de contrôler la situation économique générale et préserver les grands équilibres dans le secteur financier, dont celui des assurances et réassurances». Il a également mis en valeur les réformes économiques entreprises dernièrement en Algérie pour améliorer l’efficience économique et relever le taux de la croissance, à travers le soutien des exportations hors hydrocarbures et la révision du code de l’investissement, en abrogeant les obstacles bureaucratiques, la simplification des mesures et l’abandon de la règle 51/49 dans l’investissement dans la plupart des secteurs.
Faut-il rappeler que les prévisions de croissance que vient d’annoncer Abderrahmane Raouya concordent avec le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié à la fin du mois d’avril dernier. En effet, le FMI affirmait qu’il allait revoir à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Algérie en 2022. Pour le détail de cette prévision de croissance à la hausse du FMI, il est mentionné dans le rapport qu’elle sera pour l’Algérie de 0,5 point, par rapport à celle d’octobre 2021. On lit aussi que pour l’année 2023, l’institution de Bretton Woods s’attend à une croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel algérien de 2,4% également, contre seulement 0,1% anticipé en octobre. Cette même source fait ressortir enfin que l’économie algérienne a réalisé une croissance de 4% en 2021, alors que le FMI ne prévoyait dans son rapport précédent qu’un taux de 3,4%. n