Le panier de référence de l’Opep, qui comporte 14 bruts produits par les membres – parmi lesquels le Sahara blend algérien – et qui sert à calculer la somme d’un baril, a glané quelques cents et s’établissait, en fin de semaine, à 52,85 dollars le baril, alors qu’il se situait à 52,51dollars/barils la dernière fois qu’il a été calculé, le 20 janvier dernier.

Les cours du pétrole ont gagné 0,07 cents en une semaine et 0,53 cents en quinze jours, maintenant sa courbe ascendante enclenchée depuis décembre dernier. Pour la comparaison, à la même date en 2016, ce même panier cotait le baril de brut à 23,85 dollars, avant de renouer, à partir de novembre, avec les 44 dollars. A ce titre, le secrétaire général de l’organisation, Mohammed Barkindo, s’était dit confiant quant au respect par les pays membres de l’accord conclu en décembre dernier à Vienne pour réduire l’offre excédentaire, ce qui devrait pousser les prix à la hausse, jusqu’à faire approcher le panier de référence des 60 dollars. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, et le Koweït ont déjà affirmé avoir procédé à une réduction supérieure à leur engagement, tandis que l’Irak, deuxième grand producteur Opep, a indiqué avoir réduit sa production et ses exportations. Jusqu’à la réunion du 25 mai, qui devra réunir les membres de l’Opep et d’autres pays non membres dans le but de procéder au contrôle de l’accord, les prix continuent de prendre des couleurs dans les marchés. Ils remontaient hier en cours d’échanges européens, profitant justement depuis une semaine des premières données sur la limitation de la production des pays de l’Opep. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 56,87 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de jeudi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de mars gagnait 26 cents à 53,80 dollars. Les cours de l’or noir reprenaient leur hausse, effaçant leurs pertes de la veille, et étaient partis pour finir la semaine à leur niveau de fin décembre 2016. Les marchés continuent d’observer les données sur la production, les limitations des extractions de l’Opep et de ses partenaires soutenant les prix. Observateurs et analystes s’accordent sur le fait que l’Opep abaisse sa production bien plus vite que les producteurs américains ne relancent leurs machines de schiste, ce qui fera grimper les prix au cours de l’année.