La rejet des élections du 12 décembre prochain, la dénonciation de la détention «arbitraire» des détenus d’opinion et des activistes du mouvement populaire et l’exigence de leur libération, ainsi que la cessation de toutes tutelle et injonctions d’où qu’elles viennent sur la justice ont été au menu des actions de protestation des robes noires de Tizi Ouzou qui répondaient à l’appel à une grève générale suivie d»une marche lancé par l’Ordre local des avocats.
Durant la marche de jeudi dernier, à laquelle ont pris part des centaines d’avocats issus de toutes les juridictions de la wilaya et qui a démarré de la Cour et s’est terminée devant le tribunal situé au centre ville, plusieurs slogans ont été scandés. «Non l’instrumentalisation de la justice!», «Libérez les
détenus !», criaient les manifestants. «Libérez l’Algérie !», criaient-ils encore, réclamant la fin de la tutelle des militaires sur la vie politique du pays. «Dawla madania, machi 3askaria !», clamaient, en effet, les robes noires qui ont réitéré les mêmes mots d’ordre dénonçant l’arbitraire de l’arrestation et l’incarcération des manifestants et des militants politiques et activistes du Hirak pour des motifs qu’ils considèrent arbitraires. Les avocats qui brandissaient des banderoles, des pancartes et l’emblème national et amazigh, ont réitéré leur «engagement indéfectible en faveur du mouvement populaire dans lequel ils disent se reconnaître et engagés pour faire aboutir la revendication du peuple souverain. Le rejet des élections du 12 décembre prochain est le refrain le plus scandé durant le défilé. Une position qui est d’ailleurs le principal objet de la déclaration faite par l’Ordre local des avocats et publié sur sa page Facebook.
Le document fait part de la démarcation du barreau de Tizi Ouzou de la décision de l’Union nationale des barreaux d’accompagner la démarche du pouvoir et de son projet d’organiser des élections. Aux yeux des avocats de Tizi Ouzou, leur Ordre national a renié tous les engagements pris lors de la rencontre tenue le 6 juillet dernier à Béjaïa.