Le Fonds souverain russe (RDIF) a annoncé lundi avoir conclu un accord avec le groupe pharmaceutique indien Virchow Biotech pour produire en Inde 200 millions de doses du vaccin Spoutnik V contre le coronavirus. Ce contrat, associé à deux autres signés ces derniers jours, porte à quelque 652 millions le nombre de doses pouvant être produites en Inde, selon RDIF qui dit qu’elles serviront à vacciner environ 300 millions de personnes, étant donné que le vaccin est constitué de deux injections. Concernant le dernier accord en date annoncé lundi, «le transfert de technologie doit être achevé au deuxième trimestre 2021, et sera suivi de la mise en production commerciale à grande échelle», a indiqué dans un communiqué le Fonds russe qui a financé en partie le développement du vaccin et négocie les accords de production à l’étranger. Cet contrat s’ajoute à celui annoncé vendredi avec une autre entreprise pharmaceutique indienne, Stelis, pour produire 200 millions de doses. Dans un deuxième communiqué, le fonds russe a ajouté qu’un autre accord de production de 252 millions de doses avait été signé avec le groupe indien Gland Pharma ces derniers jours. S’y ajoute un accord portant sur 100 millions de doses paraphé en novembre avec Hetero, également une firme indienne. «Les partenariats sur les vaccins sont le seul moyen de surmonter la pandémie. Le monde continue son combat contre le coronavirus, et nous voyons un intérêt croissant dans le Spoutnik V», a dit Kirill Dmitriev, à la tête du Fonds souverain russe, cité dans le communiqué. Le fonds a indiqué dans un communiqué séparé qu’en tout «la capacité de production pour plus de 700 millions de personnes» avait été «assurée dans dix pays», sans préciser quels étaient ces pays et si la Russie en faisait partie. Selon le RDIF, le vaccin russe est désormais autorisé dans 54 pays, couvrant 1,4 milliard de personnes. Le Spoutnik V n’est cependant pas homologué en Inde, où des essais cliniques sont en cours. Moscou veut diversifier les sources de production pour son vaccin, ses propres capacités étant encore limitées et dédiées en priorité à l’approvisionnement de la population russe. Le Spoutnik V avait été initialement accueilli avec scepticisme à l’étranger mais sa fiabilité a été validée en février par la revue scientifique The Lancet. Sa demande d’homologation est examinée actuellement par l’Agence européenne des médicaments (AEM).