Des feux de forêt et de vergers ont été enregistrés, ces derniers jours, dans certaines wilayas du nord du pays. Mais c’est surtout le cas de ces 150 hectares de forêts ravagés par les flammes dimanche dernier au nord de la wilaya de Sétif qui font craindre un retour d’incendies meurtriers et dévastateur comme ceux de l’été dernier. Certes on n’en est pas encore là, quoique des mesures s’imposent dès à présent et à plus forte raison lorsque toute la frange Nord du pays, où les massifs forestiers sont nombreux, est en proie actuellement à des températures caniculaires.
Dans ce sillage, le rapport de la Protection civile sur les deux incendies qui se sont déclarés dans la commune de Hammam Guergour (wilaya de Sétif), et où l’on a dénombré le décès de trois personnes, fait ressortir que la grande étendue du sinistre résulte de la conjugaison de deux facteurs, les températures élevées et des vents violents, et n’en est pas moins à prendre au sérieux. En effet, et pour rester sur le cas de ces 150 hectares ravagés par le feu, n’était la mobilisation de gros moyens humains et matériels des unités de la Protection civile de la wilaya de Sétif, des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) et de citoyens bénévoles, appuyés par les moyens d’intervention aérienne, tel que l’a souligné le premier responsable de la Protection civile de cette wilaya repris par l’APS, «le feu n’aurait pas été maîtrisée». Non sans faire remarquer dans ce sens que le canadair russe, affrété par les autorités du pays, est arrivé dimanche après-midi à l’aéroport 8-Mai-1945 d’Aïn Arnat (ouest de Sétif) pour participer à la lutte contre les feux, «a été d’un grand soutien logistique en termes de lutte contre le feu et a surtout stoppé sa progression». Cela étant, «une priorité absolue, compte tenu que cette contrée est à vocation forestière», a rapporté le responsable la Protection civile.
Faut-il savoir qu’il est admis que la quasi majorité des départs de feux de forêt ont pour origine une imprudence de la part des citoyens. En effet, ces derniers ne prenant pas la peine de vérifier que les braises du barbecue sont réellement éteintes. De même pour les mégots et les bouteilles en verre qu’ils oublient à même le sol et source, également, de départ de feu. En somme, ce sont autant de dispositions auxquelles les campeurs devront se soumettre à la lettre pour éviter le ravage de massifs forestiers entiers et aussi la perte de vies humaines.
Espérons que pour cette saison estivale, la menace incendie sera moindre que celle de 2021, qui s’est soldée par un triste record. Plusieurs décès, des brûlés par centaines, des hameaux détruits et des centaines d’hectares ravagés. Rappelons que le dernier incendie de Skikda a fait deux victimes.