Le ministre de la Communication, ministre de la Culture par intérim et porte-parole du gouvernement Hassan Rabhi a procédé, hier, à l’ouverture de la 24e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila 2019) qui se déroulera jusqu’au 9 novembre prochain au Palais des expositions, Pins-Maritimes, Alger.

Accompagné du ministre sénégalais de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop, ainsi que de membres du gouvernement, à savoir le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, des Affaires religieuses, Youcef Belmehdi, le ministre de la Culture par intérim a procédé à une tournée dans différents stands du Sila et a présenté la littérature algérienne à son homologue sénégalais. Le ministre a également visité les stands d’institutions publiques comme celui du ministère de la Culture qui abrite le Centre national de recherche en préhistoire anthropologie et histoire (CNRPAH) où il s’est entretenu avec le directeur du centre Farid Kherbouche, et présenté quelques livres sur la préhistoire à son homologue sénégalais, en lui confiant : «Si vous avez ce genre d’œuvres au Sénégal, ce sera une bonne occasion d’échanger et enrichir nos bibliothèques respectives.
Nous pouvons même dépêcher des experts afin d’étudier plus la question». Le ministre a ajouté : «Par la culture, nous allons donner plus de consistance aux relations fraternelles entre nos deux pays.»
Lors de son passage à l’Anep, Hassen Rabhi a fait savoir que l’«Anep a une présence particulière, elle est considéré comme l’entreprise de la culture en Algérie». Le représentant de l’Anep a affirmé à son tour aux ministres que «nous sommes présents avec plus de 800 titres, dont 80% sont des livres d’histoire. Notre plus jeune auteur a 21 ans. Nous avons également consacré un espace aux livres pour enfants mais aussi nous nous consacrons aux romans et aux récits que nous préparons pour le grand prix Assia Djebar».
De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé, lors de cette inauguration, «le besoin de développer le livre numérique pour s’adapter aux changements technologiques».
Le 24e Sila, qui ouvre ses portes au public jeudi, accueille plus d’un millier d’exposants proposant 183 000 titres.
Le Sénégal, invité d’honneur de cette édition, est représenté par une délégation d’auteurs, parmi eux Khallil Diallo, Rahmatou Seck Samb, ou encore Abdoulaye Racine Senghor. Des rencontres et conférences sur l’histoire, la littérature, le théâtre, la poésie populaire algérienne dite «melhoun» et la bande dessinée sont également au programme de cette édition, en plus de la commémoration du cinquantenaire du Festival culturel panafricain d’Alger de 1969, organisée à l’espace «Esprit Panaf». Sur le thème de la «citoyenneté active», le 24e Sila devra abriter les 11es Rencontres euromaghrébines des écrivains, organisées par la délégation de l’Union européenne (EU) en Algérie. Une quarantaine de pays participent au 24e Sila. Il est à rappeler qu’une conférence de presse sera programmée, aujourd’hui, à la salle Sila, du pavillon central, et sera animée par les deux ministres, Hassan Rabhi et Abdoulaye Diop.

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