Par Nadir Kadi
Le nouveau centre d’Oued Smar, dédié aux Test de connaissance du français (TCF), a été officiellement inauguré dans la journée d’hier par l’Ambassadeur de France en Algérie, M. François Gouyette. L’ouverture de ce vaste espace, qui reprend une activité initialement assurée par l’Institut français, serait devenue une «nécessité» au regard, ces dernières années, de la «multiplication» des demandes d’inscription.
Les responsables du centre, déjà en activité depuis près de quatre mois, nous ont expliqué, en marge de l’inauguration, que les capacités d’accueil, notamment au niveau des cinq salles d’examen, peut aller à plus de 3 000 étudiants par semaines pour les différents types et niveaux de test, à l’écrit ou à l’oral. Les étudiants bénéficient par ailleurs de nouvelles fonctionnalités dont la mise en place d’une plateforme de paiement en ligne, ou encore des procédures d’inscription et de passation d’examens «entièrement repensées, optimisées et modernisées».
En effet, l’organisation des sessions des examens TCF, qui est aujourd’hui externalisée, est confiée au prestataire de l’ambassade de France, VFS Globale, qui se charge déjà de la réception des dossiers de demande de visa. L’Ambassadeur de France, dans une courte déclaration à la presse, a expliqué à ce titre que ce partenariat public-privé s’est imposé dans le but de répondre au nombre de demandes, mais aussi de réorienter l’Institut français vers sa vocation initiale. Le nouveau centre «permet d’absorber une demande en forte hausse, mais aussi recentrer notre département de langue française sur son cœur de métier, à savoir l’enseignement de la langue». L’Ambassadeur ajoutant en ce sens que «l’accueil et l’organisation des examens TCF sont devenus ces derniers temps très problématiques».
L’Institut français d’Algérie a vu le nombre de candidats au TCF triper depuis 2011, «une demande exponentielle dont nous pouvons nous réjouir puisqu’elle illustre l’appétence des jeunes Algériens pour la langue française, mais à laquelle nous n’avons pas toujours été en mesure de répondre aussi bien que nous le souhaitions».
Pour rappel, l’examen de langue TCF reste l’une des étapes importantes pour les étudiants algériens désireux de poursuivre leurs études en France. Et dans cette logique, l’accent, qui a été mis hier sur le travail et les capacités du nouveau centre, apparaît également comme une concrétisation des déclarations de la Première ministre Mme Elisabeth Borne lors de sa visite à Alger, en octobre dernier. Il avait notamment été question de « mettre en avant la mobilité choisie» et notamment celle des étudiants.
Et dans cette même logique, l’ambassadeur François Gouyette a qualifié hier ce nouvel espace de «lieu d’échange d’enseignement et de partage (…) à l’heure où la France et l’Algérie entament une nouvelle étape dans leurs relations. Ce centre est indéniablement une figure d’exemple qui incarne le caractère primordial de la culture, en général, et des langues, en particulier, dans la relation que nous souhaitons bâtir ensemble».