La 13e édition du Salon international des équipements, des technologies, des services de l’eau et de l’environnement « Siee Pollutec 2017 » a ouvert ses portes, hier, et ce jusqu’à jeudi prochain au Palais des expositions – Safex – Pins-maritimes. Après avoir sillonné les différents stands, le ministre des Ressources en eau Ouali Abdelkader a constaté l’outil de la production nationale dans ce salon.

Il a indiqué à la presse que ce salon « est une occasion d’évaluer le niveau de développement de la production nationale dans le domaine des ressources en eau et de l’environnement ». 
En effet, selon le ministre, « le but essentiel de ce salon est de permettre aux experts algériens d’acquérir des techniques et de connaître ce qui se passe à l’échelle internationale. Et durant la tenue de ce Salon, il y aura des partenariats entre les entreprises algériennes et étrangères et surtout en matière d’investissement. On veut aussi encourager le produit algérien».  270 exposants représentent 17 pays, dont des producteurs, des distributeurs d’équipements et des prestataires de services dans les domaines du traitement de l’eau et des eaux usées, de la distribution de l’eau, du traitement des pollutions industrielles, de l’analyse et de contrôle de la qualité de l’eau. D’autre part, les firmes algériennes, dont la plupart sont leaders, représentent 49% des exposants cette année attestant la forte participation de la production nationale.

 

Faire le bilan d’une décennie de gestion déléguée
Depuis quelques années, ce salon réunit les professionnels de la technologie et services de l’eau du monde entier, car à chaque édition, il est proposé une offre diversifiée d’équipements, de technologies et de services concernant l’ensemble du cycle de l’eau, ont expliqué les organisateurs. « Cette édition sera également une opportunité de faire le bilan d’une décennie exceptionnelle en termes de gestion déléguée, d’investissements et de travaux dans le pays, et déterminer les besoins restants à couvrir », a-t-on précisé.
« Le Programme Eau II, en appui à la modernisation du secteur de l’eau en Algérie », « l’amélioration des compétences dans le secteur de l’eau », « l’expérience algérienne en matière de gestion déléguée de l’eau », sont des thèmes qui seront approfondies par des experts en cette substance vitale. La tutelle mettra également sa politique et sa stratégie d’action en matière de projets en cours de réalisation sur le territoire.

 

Fonds national de l’eau : les financements définis
Par ailleurs, les recettes et les dépenses du Fonds national de l’eau ont été définies par arrêté interministériel, signé conjointement par les ministres  des Finances et des Ressources en eau et de l’Environnement, et publié au dernier Journal Officiel. Les dépenses, devant être prises en charge par ce compte d’affectation spéciale, sont liées aux systèmes de mobilisation et de transfert, d’alimentation en eau potable, d’assainissement et d’hydraulique agricole et aux investissements d’aménagement ainsi que l’acquisition d’équipements, résultant d’incidents techniques majeurs ou de déficits en eau imprévisibles, indique ce texte. Le Fonds national de l’eau est également chargé de financer les contributions au titre des investissements d’extension, de renouvellement et d’équipement, ainsi que les dotations au profit de l’autorité de régulation des services publics de l’eau. Ses dépenses portent aussi sur les actions d’incitation à l’économie de l’eau domestique, industrielle et agricole ainsi que la préservation de sa qualité. Quant aux recettes de ce Fonds, elles proviennent du produit des redevances dues par les services, organismes et établissements publics de l’Etat et des collectivités territoriales chargées de l’alimentation en eau potable et industrielle, au titre de la concession de la gestion des installations publiques de production, de transport et de distribution de l’eau potable. Il est également financé par des dons et legs, ainsi que par le produit de la redevance due en raison de l’usage, à titre onéreux du domaine public hydraulique, pour les eaux minérales et les eaux de source. Ses autres recettes proviennent de la quote-part du produit de la redevance due à l’usage à titre onéreux du domaine public hydraulique, par le prélèvement d’eau pour son usage industriel et touristique et de service. Il s’agit aussi de la quote-part du produit de la redevance due en raison de l’usage à titre onéreux du domaine public hydraulique par le prélèvement d’eau pour son injection dans les puits pétroliers ou pour d’autres usages dans le domaine des hydrocarbures. Il est aussi précisé que le Fonds national de l’eau est financé par le produit des redevances, respectivement, pour l’économie de l’eau et de la protection de la qualité de l’eau.