L’année 2019 s’est soldée en matière d’importation destinée à la revente en l’état par 980 000 opérations pour un montant de 16,5 milliards de dollars, soit près du tiers de la facture globale d’importation du pays qui s’est élevée l’année précédente à 40 milliards de dollars. Un rapport qui en dit long compte tenu de la faiblesse des recettes extérieures du pays.
Selon le ministre du Commerce Kamel Rezzig, qui s’exprimait sur ce sujet lors d’un point de presse improvisé, en marge de sa rencontre avec l’ensemble des directeurs du commerce des wilayas ainsi que d’autres cadres de son département ministériel, il est temps de mettre un frein «à l’importation tous azimuts». Et de révéler dans ce sens aux médias : «Nous avons constaté que les volumes des importations dans certaines opérations sont nettement supérieurs aux besoins du pays.»
Un constat auquel le ministre compte mettre fin «pour peu de disposer d’informations précises sur tout ce qui se produit chez nous et ainsi pouvoir interdire certains produits d’importation.» En clair, toujours selon le ministre, il devient «urgent d’établir une cartographie de la production nationale». Et d’expliquer dans ce sens «qu’avec un tel outil nous pourrons décider quels sont les produits locaux dont l’offre dépasse la demande et ainsi les interdire à l’importation et ceux insuffisamment produits par rapport à nos besoins et donc combler le déficit par des opérations d’importations».
Le ministre a enfin annoncé que ses services vont s’atteler à élaborer la carte de la production nationale. «Des instructions strictes ont été données afin que cette carte soit établie dans les plus brefs délais», a conclu Kamel Rezzig.
Il y a lieu de rappeler que pour l’heure, 850 produits sont interdits à l’importation, non sans citer les nouvelles disposions réglementaires introduites depuis 2018 dont le but est de revoir à la baisse la facture d’importation. Mais cela reste encore insuffisant. n