Le cahier des charges régissant l’activité d’importation de véhicules neufs ne devrait pas tarder à tomber. Cela pourrait même se produire durant cette semaine, si l’on se fie aux instructions données au gouvernement par Abdelmadjid Tebboune.
Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, tenu il y a 15 jours, le président de la République avait exigé la libération de ce texte, qui se fait de plus en plus attendre, soulignant que cela devrait se faire dans les plus brefs délais. Lors de son intervention, le chef de l’Etat avait même précisé la durée accordée en ce sens, soit une semaine.
Selon le communiqué de la Présidence consacré à cette réunion, tenue le 23 octobre, le président de la République a donné des instructions pour «publier le cahier des charges de l’activité de concessionnaires d’importation de véhicules neufs d’ici une semaine et de mettre fin grâce à ce texte aux anciennes pratiques qui ont épuisé les citoyens et le Trésor public». Il a également instruit de «faire la distinction entre l’activité des concessionnaires importateurs et celle des fabricants» et «à s’orienter vers une industrie mécanique suivant des normes technologiques modernes».
Or, le délai accordé aux responsables concernés par la publication du cahier des charges a été consommé depuis une semaine. Sa non-publication semble avoir été imposée par la tenue, les 1er et 2 novembre à Alger, du Sommet arabe qui a mobilisé l’essentiel de l’activité nationale.
Entre-temps, les opérateurs aspirant à décrocher un agrément pour devenir concessionnaires automobiles se sont réjouis de la décision prise par le premier responsable du pays. Ils n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction à travers un message adressé au chef de l’Etat au lendemain du Conseil des ministres ayant débloqué une situation qui dure depuis pratiquement trois années, avec des cahiers des charges publiés puis rectifiés, sans pour autant mettre fin à la longue attente de ces opérateurs dont plusieurs disent avoir rempli les conditions exigées.
Saluant cette décision, le Groupement des concessionnaires automobiles (GCA) a réitéré ses engagements dans la lettre qu’il a adressée au président de la République. Le GCA a mis en avant la vision «perspicace dans le processus d’importation de voitures et de l’industrie automobile en Algérie», promettant à l’adresse du chef de l’Etat de «réaliser le service auquel vous aspirez à servir l’intérêt public, notamment en ce qui concerne la fourniture de services après-vente, la garantie au client et la fourniture de pièces de rechange suffisantes pour approvisionner les voitures des clients importées et fabriquées localement».
Pour rappel, avant d’instruire sur la publication du cahier des charges, Abdelmadjid Tebboune avait, lors du Conseil des ministres extraordinaire du 9 octobre, autorisé «les constructeurs automobiles étrangers à importer les véhicules pour les vendre en Algérie, parallèlement au suivi méticuleux et continu du processus de lancement d’une véritable industrie automobile en Algérie, dans les plus brefs délais». Et dans le cadre de cette industrie, un accord-cadre a été signé le 13 du même mois à Alger, entre le gouvernement algérien et le constructeur italien Fiat, du groupe Stellantis, pour la fabrication de véhicules à Oran (Tafraoui). La production devrait commencer à la fin de 2023, selon le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar. R. N.