«Près de 60 nouvelles lignes de production ont été mises en place cette année en Algérie», a déclaré hier le ministre de l’Industrie pharmaceutique. «La production nationale de médicaments dépassera cette année les 2,5 milliards d’euros», a-t-il ajouté.
Lotfi Benbahmed, qui répondait, hier sur la Chaîne III de la Radio nationale, à une question sur le montant des importations des produits pharmaceutiques, a indiqué que leur facture va baisser cette année de 500 millions d’euros par rapport à l’année dernière et qu’elle ne dépassera pas 1,2 milliard d’euros en 2021. «Trois médicaments sur quatre sont désormais fabriqués en Algérie. En valeur, cette industrie locale représente 66% et en volume, elle a atteint 76 %», a relevé le ministre. Grâce aux investissements «considérables» consentis, le pays a pu limiter l’importation aux médicaments essentiels qui ne sont pas encore produits localement, a-t-il dit. M. Benbahmed a annoncé l’installation, début octobre prochain, d’un comité scientifique chargé des médicaments essentiels qui devra prendre en charge la question de l’autorisation de nouvelles molécules «en tenant compte de l’intérêt de ces traitements pour l’économie nationale». «Ce comité est fondamentalement important pour tracer la stratégie nationale de développement de la production nationale», a-t-il soutenu, tout en annonçant que le ministère travaille actuellement sur l’élaboration de programmes prévisionnels d’exportation dans la région et le continent africain. Abordant la question de la production d’oxygène, qui a dévoilé auprès des services Covid des hôpitaux une pénurie dramatique durant l’été dernier, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a assuré que la production passera de 500 000 litres à 800 000 litres d’ici la fin de l’année, notamment après l’entrée de deux nouvelles unités à Arzew et Ouargla. «Nous serons de très loin un des premiers producteurs d’oxygène de la région», a-t-il assuré.S. A.