L’impératif de faire face aux défis sécuritaires a été souligné lors du 34eme sommet ordinaire de l’Union africaine (UA) dont les travaux par visio-conférence ont pris fin dimanche à Addis-Abeba. «Au cours de nos débats, il a été relevé à diverses reprises que la volonté et les efforts actuellement mobilisés pour bâtir une Afrique solide dans ses fondations, sont menacés d’être sapés dans diverses régions du Continent par le défi sécuritaire», a relevé le nouveau président de l’Union africaine, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi dans son allocution de clôture des travaux. Le successeur du président sud-africain, Cyril Ramaphosa, à la présidence de l’UA, a cité dans ce sens «la prolifération des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que la montée en puissance des groupements terroristes auteurs de viols, de massacres, de destructions des écosystèmes et de pillage de richesses naturelles en Afrique centrale particulièrement en République centrafricaine, dans l’Est et le nord-est de la RDC, dans la zone sahélo-saharienne, ainsi que dans le sud du Continent au Mozambique». «Ces défis constituent une vraie menace pour la paix, la sécurité et la stabilité du Continent», a ajouté M. Tshisekedi, notant que l’Assemblée des chefs d’Etat et gouvernement de l’UA a souligné «la nécessité d’éradiquer ces phénomènes et d’imposer coûte que coûte la paix». Dans le «souci de cultiver la paix», le président congolais a relevé «une la volonté de dégager des solutions innovantes qui prônent le règlement pacifique des différends entre Etats pour notamment apporter des pistes de solutions».