Le rapport d’évaluation des incidences socio-économiques de la pandémie Covid 19 indique également que l’enquête réalisée par le ministère du travail sur 3360 entreprises employant 440.000 travailleurs montre, détail nouveau, que les pertes d’emplois dans cet échantillon s’élèvent à 210.000.

Elle précise que 333.932 salariés ont vu une réduction de leur activité, 52367 ont assisté à la fermeture temporaire de leurs entreprises. Seulement 4% du total des entreprises employant 16 609 travailleurs ont maintenu leur activité. L’agence nationale de l’emploi ANEM, elle, note une nette dégradation de la situation de l’emploi: de 67.672 demandeurs d’emplois en janvier 2020, leur nombre a chuté à 8579 en avril 2020. Les placements effectués par l’ANEM ont connu un net recul passant de 25 969 en janvier 2020 à moins de 5000 placements en avril 2020. Il y a lieu de noter que les prévisions des organisations internationales affectent un taux de chômage de 15% en Algérie fin 2020, soit une perte de 500.000 emplois. Les secteurs les plus touchés par la effets de la pandémie sont le transport, le tourisme, la restauration, l’hôtellerie, l’artisanat, l’énergie et le commerce hors agroalimentaire : pharmaceutique, parapharmaceutique… Le secteur public des transports a connu une perte de chiffre d’affaires de 19,5 milliards de dinars. Le rapport indique également que 134.000 chauffeurs de taxi, 6883 auto écoles, 6224 examinateurs et 4421 agents de contrôle ont été impactés. Les hôtels et agences de voyage ont enregistré un manque à gagner de 81,9 milliards de dinars. Les artisans ont connu, eux, un ralentissement de leur activité de 80 à 100% et une baisse de fréquentation des clients de 70 à 100% et un manque à gagner de 36,21 milliards de dinars. Concernant le secteur de l’énergie, Sonatrach enregistre une perte de chiffre d’affaires de 4,6 milliards de dollars par rapport à la même période de l’année 2019 (sur 1 semestre). Le document avertit que Sonatrach risque de se retrouver en situation de difficultés en raison de la tendance baissière de sa trésorerie qui ne lui permettra pas d’honorer ses obligations vis-à-vis de ses partenaires et de l’Etat. Cette situation réduirait les ressources financières de l’Etat. Quant au secteur public marchand, la perte est de 63,83 milliards de dinars. n