La grogne gagne les rangs du secteur de la santé. Et pour cause les aides-soignants du secteur public, ainsi que des diplômés des établissements privés de formation paramédicale comptent, jeudi prochain, organiser un sit-in de protestation pour revendiquer une solution à leurs problèmes auprès du ministère de la tutelle.

Un problème de chômage, en tout premier lieu, auquel ils se trouvent confrontés. En effet, «les sortants des écoles privées sont confrontés au chômage et n’ont pas les mêmes chances que ceux des écoles publiques», regrette Mohamed Guerracha, porte-parole de la coordination des diplômés des écoles paramédicales. Ce dernier fait savoir qu’«ils sont des milliers à ne pas trouver d’emplois, alors qu’ils reçoivent de meilleures formations».

Le comble, poursuit M. Guerracha, est que même en frappant aux portes des établissements
sanitaires privés, ces diplômés «doivent présenter des dérogations de la tutelle pour être embauchés». C’est pourquoi, ils comptent monter au créneau jeudi prochain pour exprimer leur courroux et réclamer l’ouverture des postes d’emploi et budgétaires à leur profit, explique le même porte-parole. Et les paramédicaux formés par les écoles privées ne seront pas seuls au rendez-vous du sit-in, puisque les aides-soignants du secteur public seront, eux aussi, de la partie, fait savoir le Syndicat national des aides-soignants (SNAS).
Outre les effectifs des années précédentes, «la promotion de 2019 compte 1 900 diplômés, qui sont toujours sans emploi, alors que nous sommes sortis des écoles agréées par l’Etat, et suivi le même programme que les écoles publiques, sans pouvoir pour autant décrocher un job», poursuit M. Guerracha. «On a suivi la même formation que ceux de l’école paramédicale publique, en payant entre 25 et 30 millions de dinars pour, ensuite, se retrouver sans emploi à la fin du cursus», dénonce notre interlocuteur. Et d’ajouter que le personnel qu’il représente «demande un recrutement pour avoir un emploi stable», car ces diplômés «sont actuellement dans la précarité», soutient-il. «La tutelle avait promis, lors d’un sit-in organisé devant le siège du ministère, d’étudier leur dossier et de procéder par la suite à leur recrutement dans les structures sanitaires», rappelle-t-il, avant de regretter que cette promesse soit restée sans suite.
Toutefois, les concernés promettent de rester «mobilisés» si leurs revendications ne sont pas prises en charge prochainement, exprimant leur souhait que la tutelle prenne en considération leurs préoccupations dans les plus brefs délais pour pouvoir entamer leur carrière professionnelle. <