Une action de protestation a été organisée, hier, par la Coordination nationale des titulaires de diplômes de Magister et de Doctorat devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
à Alger, avec comme principale revendication, le droit à un emploi direct après l’obtention de leurs diplômes.

Les manifestants œuvrent ainsi à maintenir la pression jusqu’à satisfaction de leurs revendications, tout en dénonçant, dans les slogans scandés, le mépris de la tutelle et rejetant les propositions du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane avait annoncé, au mois de septembre dernier, de nouvelles mesures juridiques visant à permettre aux docteurs d’accéder à l’environnement socio-économique. « Ce nouveau texte de loi sera susceptible de générer de l’emploi dans d’autres secteurs, en dehors des établissements universitaires et de recherche en faveur de cette catégorie de diplômés hautement qualifiés », avait à l’époque déclaré le ministre. Ce projet de loi continue d’être catégoriquement rejeté par les membres de la Coordination des titulaires de Masters et de Doctorat, en argumentant qu’une telle proposition ne ferait que « dévaloriser le diplôme de Doctorat et enterrera définitivement le diplôme de Magister ». La Coordination avait également rejeté cette formule juridique en expliquant aux médias que «des diplômes purement académiques destinés à la recherche scientifique et à l’enseignement supérieur que l’on voudrait dénaturer en ouvrant la voie vers l’exploitation des titulaires de ces diplômes dans des conditions de précarité, par les différents autres secteurs d’activités, notamment le secteur privé, à travers des formules contractuelles n’excédant pas dans leur durée deux ans ». Face à cela, la Coordination réclame, encore une fois, le droit au recrutement direct, notamment en qualité d’enseignants-chercheurs pour les milliers de vacataires qui vivent une situation de précarité depuis des années.