Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, continue de recevoir les syndicats accrédités de son secteur afin d’aborder les préoccupations liées aux volets pédagogique, social et professionnel.
Après les trois associations de parents d’élèves qu’il avait reçues, lundi, à savoir la Fédération nationale des parents d’élèves, l’Union nationale des parents d’élèves et l’Association nationale des parents d’élèves, le ministre de l’Education a échangé, hier, avec la Fédération nationale des travailleurs de l’Education (FNTE) affiliée à l’UGTA, l’Unpef, le Cnapeste, le Snapest et le SNTE.
A l’Unpef, on qualifie ces rencontres de «simples audiences et non de rencontres de concertation», a expliqué le porte-parole de l’Unpef, Abdelouahab Lamri Zegar, lequel précise que «le ministre a accordé des audiences aux syndicats du secteur et s’est contenté d’écouter son partenaire social sans formuler d’engagements ou une date pour la concrétisation des griefs soulevés». Le même syndicaliste a relevé que l’organisation qu’il représente «a saisi l’occasion pour exposer au ministre les revendications qui sont en suspens depuis une année».
L’Unpef a demandé, entre autres, l’application du décret 266/14 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires ainsi que l’application du statut particulier des travailleurs de l’Education. Il rappelle que les syndicats du secteur reprochent à la tutelle d’initier des rencontres sans prendre réellement en charge les préoccupations de la communauté éducative. Les syndicats de l’Education accusent la tutelle de prendre des décisions unilatérales concernant le secteur, donc les élèves et les enseignants, et de ne pas prendre en considération les propositions du partenaire social qu’elle «néglige». «Nous avons demandé d’associer le partenaire social dans la prise de décision», rapporte M. Zegar.
Ces syndicats ne cessent d’ailleurs d’interpeller le ministère à ouvrir le dialogue et organiser des rencontres de concertations périodiques pour débattre des «anomalies et dysfonctionnements qui minent le secteur».
«Insatisfaits» de ces rencontres bilatérales, les organisations syndicales composant l’Intersyndicale de l’Education comptent tenir des réunions des conseils nationaux de chaque syndicat pour aller vers d’éventuelles actions fin mars. «Au vu du malaise qui prévaut dans le secteur, l’Intersyndicale décidera inévitablement d’aller vers des actions de protestation à la fin du mois en cours», prévoit M. Zegar qui impute la responsabilité au ministère.
L’Intersyndicale a dernièrement reproché au ministère de laisser un cumul de revendications dans un contexte où le secteur nécessite de véritables négociations pour trouver des solutions aux nombreux dossiers en suspens. Pour les syndicats du secteur, la communauté éducative subit une pression socioprofessionnelle accentuée par l’érosion du pouvoir d’achat et la dégradation des conditions de travail. Ils réclament la satisfaction des revendications socioprofessionnelles, ainsi que la valorisation du point indiciaire, la préservation du pouvoir d’achat et le retour à la retraite proportionnelle sans condition d’âge qu’ils considèrent comme un droit acquis. n