Ali Boumediène, Directeur général de Bomare Company
«Nous avons un projet qui générera 3,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’export»
«Nous avons un projet qui générera à moyen terme 3,5 milliards de dollars de chiffres à l’export. Ce projet porte sur l’extension du complexe de production de téléviseurs et de Smartphones de Birtouta. Il permettra de créer 1 000 start-ups. Nous allons produire 7,5 millions de téléviseurs/an dans trois ans, destinées essentiellement à l’exportation, notamment vers l’Europe. Le marché algérien est étroit avec une demande de 700 000 téléviseurs/an contre un marché mondial de 200 millions de téléviseurs/an. Nous allons donc exporter la plus grande partie de la production avec un taux d’intégration plus important que celui exigé par le cahier des charges (récemment promulgué). Nous allons faire économiser à l’Algérie 500 millions de dollars annuellement au titre des importations d’intrants ou de composants qui seront fabriqués localement avec ce projet. Le ministère des Finances a pris connaissance de ce projet. Nous attendons le feu vert des autorités pour le lancer.»

Sami Agli, président de l’organisation patronale CAPC «La banque doit se transformer pour accompagner
les exportateurs»

«L’exportation hors hydrocarbures est aujourd’hui plus que jamais importante. Il y a une volonté réelle de relancer et surtout d’accompagner les acteurs et les exportateurs. Le temps est aujourd’hui effectivement la vraie variable. Combien de temps cette réforme va durer ? Et surtout quand va-t-on mettre réellement en place un écosystème favorable à l’exportation avec son lot de réformes bancaire, financière, fiscal, réglementaire, juridique, attractive et surtout diplomatie internationale ? Ce qui est positif, il y a l’engagement du Président de la République de booster les exportations hors hydrocarbures, de parvenir à réaliser 4 milliards de dollars d’exportations en 2021. Cet objectif est effectivement ambitieux. La réalisation de cet objectif est subordonnée à la réalisation de ces réformes qui doivent accompagner ce processus de changement de paradigmes. La réforme bancaire est une priorité. La banque doit être réformée. Elle a été longtemps formatée à l’importation. Elle doit se formater à l’exportation. La logistique doit suivre aussi. L’export est en fait une réflexion transversale qui doit être accompagnée de bout en bout.»K. R.

Ali Bey Nasri, président d’Anexal : «Baisse des exportations hors hydrocarbures de 15% en 2020»
«L’Algérie a réalisé des exportations hors hydrocarbures de l’ordre de 2 milliards de dollars en 2020, soit en régression de 15% par rapport à 2019. Cette baisse est due à la pandémie Covid-19. Comme nouveauté, il y a des produits nouveaux qui émergent à l’export : le ciment, les produits sidérurgiques (rond à béton, fil machine, tubes en acier), le textile. L’enseignement qu’on peut tirer c’est que ces nouvelles exportations sont le fruit d’investissements engagés dans les années 2000.» K. R.