Sid-Ahmed Karim, Directeur général de Cisco Systems Algeria : « Nous sommes en discussions pour financer certaines de ces start-ups »
« Je crois que c’est une initiative très intéressante. Pourquoi est-elle intéressante ? Je vois en fait deux volets. Il faudrait une jonction entre la partie économique et la partie entrepreneuriale. On a des exemples qui sont très récents au cours de cette pandémie. Des recherches sur des vaccins ont été effectuées par des start-ups -et ont abouti à la découverte de vaccins contre le Covid-19. C’est très intéressant pour toutes les parties prenantes. Je pense qu’on a un seul but, faire émerger de nouvelles idées et permettre aussi à des entreprises d’aller très loin dans leur façon de voir l’entrepreneuriat. L’Algérie est en ce moment un pôle incontournable par sa géographie, pays continent par toute la partie investissement. L’Algérie a un programme important de développement de petites et moyennes entreprises et de start-ups. Je crois que cette initiative est une bonne chose pour les entreprises en Algérie et en Afrique qui veulent se lancer dans ce domaine. Cisco Algérie a participé à cet évènement à partir du moment où les organisateurs de l’évènement nous ont demandé de connecter des participants en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient (participants à l’évènement non présentiel). Nous avons commencé à réfléchir à connecter tous ces gens-là en un temps record, en toute sécurité et avec des langues différentes. Avec nos plateformes Cisco, on a pu organiser cet évènement et on a permis à des centaines de gens, de compagnies, de participer en ligne en streaming sur facebook et en streaming sur Youtube et à travers notre plateforme. C’est la première contribution. Dans un second temps, on pourrait accompagner toutes les entreprises (porteurs de projets ou start-up) qui ont un projet porteur à toutes les étapes et à toutes les phases. De l’incubation jusqu’au moment où est généré ce projet, et peut-être le présenter aux banques. Pour l’aspect financement de ces projets de start-up, nous sommes en discussion.

n Sahri Amine, Directeur général de Roche Algérie : « Nous allons coacher ces porteurs de projets »
« C’est une très bonne initiative parce qu’elle est déjà centrée sur la jeunesse. C’est la plus grande ressource que détient l’Algérie. La deuxième chose, c’est l’innovation.

L’économie d’aujourd’hui et de demain, c’est l’économie de l’innovation. Elle est tournée vers l’innovation. Le troisième point, c’est mettre les choses ensemble, constituer un réseau, connecter des start-ups algériennes avec d’autres en dehors de l’Algérie, notamment en Afrique. Cela permet de favoriser les échanges, de travailler ensemble sur des projets. Le quatrième point, le fait d’intégrer des partenaires (comme les partenaires d’Africa by Incube me, Cisco, Roche, Castel, Sonatrach, Djezzy, CPA, Madar…) de façon que ces innovations ne restent pas au stade de projet ou juste d’inventions. Il ne suffit pas d’avoir une idée, une invention. Il s’agit de transformer cette idée en solution. Il faut que cette solution ait un impact économique. Roche va contribuer à ce programme par un accompagnement, un coaching. Ils sont jeunes. Ils ont beaucoup d’idées. Ils n’ont pas besoin forcément de financement mais surtout d’accompagnement dans leurs idées, comment les faire concrétiser. L’accompagnement se fait par du coaching, comment aborder ces projets. Le deuxième point, c’est aussi exprimer les besoins d’aujourd’hui et de demain. Ce sont les acteurs du secteur qui déterminent les besoins et qui partagent les contraintes et les challenges, de faire en sorte que les start-ups travaillent avec les partenaires (précités) sur des solutions. »