Les innombrables manifestations et autres sit-in qui animent presque quotidiennement l’entrée du siège de la wilaya ont interpellé les responsables de la wilaya qui se sont retrouvés seuls face à la grogne des citoyens qui viennent afficher leur mécontentement et poser leurs doléances directement au wali, alors qu’ils sont censés passer en premier lieu par le chef de daïra, ou même le P/APC.

Mais en constatant que leurs problèmes ne sont pas pris en considération, les citoyens décident d’attirer directement le premier responsable de la wilaya. Du coup, cela est devenu encombrant pour le cabinet du wali et pour le secrétariat général. D’où la présence permanente des forces de l’ordre devant le siège de la wilaya. Dans ce même cadre, le wali d’Oran, après avoir reçu des informations faisant état que quelques directeurs d’exécutif et de responsables qui ne respectent pas la période consacrée à la réception des citoyens avec des excuses liées aux obligations professionnelles, a instruit les chefs de daïra à être à l’écoute des doléances des citoyens de leurs communes. En effet, ces responsables chargent des adjoints qui, selon le communiqué de la wilaya, ne sont pas habilités pour accueillir les citoyens et résoudre leurs préoccupations surtout les plus urgentes. Cette situation pénalise le citoyen dans la capitale de l’Ouest et met mal à l’aise la relation entre l’administration et le citoyen.  Le wali, en l’occurrence, Mouloud Cherifi, a pris les choses en mains finalement en adressant une instruction ferme aux directeurs d’exécutif et aux chefs de daïra, pour ouvrir les portes de leurs administrations aux citoyens durant une journée par semaine, pour les accueillir et recevoir leurs doléances, leurs préoccupations et œuvrer pour les résoudre selon les lois en vigueur. Il a également demandé des états des lieux périodiques sur la réception des citoyens. Cette réception, qui est un droit du citoyen, et une pierre primordiale dans la pyramide de «l’administration au service du citoyen».
Notons que le wali d’Oran consacre une matinée de chaque mardi, afin d’accueillir les citoyens et les représentants de la société civile et adresse des directives pour la prise en charge de leurs doléances.
J. M.