Seuls 16 syndicats sur les 65 agréés ont répondu favorablement à l’appel du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pour prouver leur représentativité auprès des travailleurs de leurs secteurs respectifs, à hauteur de 20 % ou plus.

C’est ce qu’a déclaré, hier, le ministre Mourad Zemali. En effet, le ministre a rappelé que seuls 16 syndicats ont remis leurs dossiers, et 14 autres ont remis des données erronées. « 14 syndicats, dont 5 activant dans le secteur de l’Education, ont remis des chiffres qui dépassent le nombre de tous les travailleurs du secteur », a-t-il dit, avant d’inviter ces syndicats à « fournir des données correctes avec la mention du nom et prénom du travailleur et son numéro de Sécurité sociale, pour permettre aux Inspections du travail de procéder à la vérification des données ».
Le ministre a refusé, tout de même, de saisir la justice contre ces fausses déclarations et ces chiffres erronés. Ainsi, il a estimé que tant que ces syndicats n’ont pas clarifié leur situation vis-à-vis de la loi qui leur impose « la fourniture de preuve de représentativité de 20 % de leur travailleurs, ils n’ouvrent pas droit à débrayer et encore moins à prendre part à des négociations avec les pouvoirs publics ». Le ministre a exclu, toutefois, le retrait des agréments à ces syndicats, car, a-t-il dit, ils peuvent continuer à activer dans le but de convaincre les travailleurs de les rejoindre et d’adhérer à leur syndicat. Quant aux 35 syndicats restants, M. Zemali a indiqué qu’« ils n’ont pas donné signe de vie ». A ce propos, il a souligné que des mesures seront prises à leur encontre, allant jusqu’au retrait de leur  agrément, car leur existence, a-t-il estimé, « est illégale ».

Le contenu du rapport de la Banque mondiale rejeté
Interrogé sur le dernier rapport de la Banque mondiale où il prévoit une hausse du chômage et de l’inflation, Mourad Zemali a estimé que ces organismes « nous ont habitué à ce genre de traitement », niant « dans le fond et dans la forme » le contenu du rapport. A propos de la commission chargée de définir les métiers durs, le ministre a souligné qu’elle est à pied d’œuvre et qu’elle effectue « un travail scientifique » qui sera soumis « à tous les représentants des travailleurs » pour « enrichissement ».