Après une accalmie imposée par la situation sanitaire, liée à la propagation de l’épidémie de coronavirus, les syndicats du secteur sont nombreux à brandir la menace d’une grève. Un nouveau front de la contestation s’ouvre. Après donc l’Intersyndicale de l’Education, constituée de six syndicats, la Coordination des enseignants des écoles primaires et la Coordination des enseignants contractuels, ce sont désormais les superviseurs et les adjoints de l’Education qui menacent de faire grève.
Pire, les contestataires ont décidé, à leur tour, de renouer avec la grève à une semaine de la tenue des examens du premier trimestre. Le Syndicat national des superviseurs et des adjoints de l’Education (SNSAE) décident de boycotter les deux premiers jours des compositions. Cette organisation syndicale, composée de 60 000 adhérents, indique que cette action de grève sera ponctuée par un sit-in de protestation devant l’annexe du ministère de l’Education à Ruisseau (Alger).
Le SNSAE reproche, en particulier, au département de Mohamed Ouadjaout d’opter pour la politique de la «sourde oreille» et «d’ignorer leurs revendications qui sont en suspens». A en croire le SNSAE, aucune réponse n’est parvenue de la tutelle pour satisfaire les questions soulevées par cette corporation, qui compte ainsi maintenir la pression pour faire valoir la plateforme de revendications. «Nos revendications ont été soulevées en mars et novembre derniers à la tutelle lors de deux rencontres bilatérales, mais qui sont restées malheureusement sans suite», indique l’organisation syndicale.
Cette corporation réclame le règlement définitif du problème des grades appelé à disparaître, à savoir celui de l’adjoint de l’Education et adjoint principal de l’Education qui devaient être supprimés en 2017. Il s’agit également de la reclassification des adjoints de l’éducation, leur intégration à l’échelle 10 alors qu’ils sont actuellement à l’échelle 7 et 8. Le SNSAE exige une meilleure considération des adjoints de l’Education qui assurent de lourdes tâches administratives, ainsi que l’intégration et la reclassification des superviseurs à la catégorie 11 et l’application du décret présidentiel 14-266 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires ainsi que la revalorisation des diplômes des conseillers de l’Education.