PAR MILINA KOUACI
Un mois après l’expiration de «l’ultimatum» accordé à sa tutelle, le bureau national du Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique a décidé de renouer avec la protestation.
Les auxiliaires médicaux ont, en effet, opté pour une grève renouvelable de trois jours à partir du 5 décembre. Leur syndicat avait décidé d’organiser une grève nationale de trois jours les 21, 22 et 23 septembre dernier, mais les auxiliaires médicaux avaient décidé de geler leur mouvement de grève et d’accorder un délai d’un mois à la tutelle pour concrétiser ses promesses, et ce, au lendemain d’une réunion de conciliation entre les membres du syndicat et la tutelle tenue au siège du ministère.
Des représentants du syndicat ont été reçus la veille du débrayage par le ministre de tutelle et la Commission centrale du ministère. Au cours de cette réunion, le ministre a promis de «prendre en charge les revendications socioprofessionnelles du syndicat, tandis que la commission centrale s’est engagée à satisfaire et concrétiser quelques doléances du syndicat.
Mais après l’expiration de l’ultimatum, les auxiliaires médicaux expriment à nouveau leur colère et accusent la tutelle de «ne pas respecter ses engagements». Le syndicat devrait observer ainsi, les 5, 6 et 7 décembre prochain, une grève nationale afin de revendiquer la satisfaction de ses revendications socioprofessionnelles.
Pour rappel, les auxiliaires médicaux exigent la révision de leur statut particulier. Ils réclament également une couverture juridique, l’établissement d’une nomenclature des actes, l’installation d’un Conseil de l’ordre des anesthésistes et l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5). Il s’agit également de la revalorisation du diplôme de tous les AMAR.