Par Milina Kouaci
Afin de faire valoir leur plateforme de revendications et d’améliorer leurs conditions socio-professionnelles, les inspecteurs du Travail ont décidé de renouer avec la grève. Ces derniers sont en colère contre « l’absence d’un dialogue social sérieux et d’une volonté réelle de la tutelle de prendre en charge les revendications soulevées », dénonce le Syndicat national autonome des inspecteurs du Travail (SNAIT). Dans un communiqué rendu public, le SNAIT annonce, en effet, un débrayage cyclique de trois jours à partir du 29 mars prochain. En quête de recouvrer leur « dignité » et pour de « meilleures conditions dans l’exercice de leurs fonctions », les inspecteurs du Travail observeront ainsi des grèves cycliques lundi, mardi et mercredi de chaque semaine, en réponse à la volonté de la base et des adhérents du syndicat de poursuivre la lutte syndicale jusqu’à satisfaction de leurs plateforme de revendications. Une décision prise lors d’une réunion du conseil national du syndicat tenue le 21 février dernier. Ils revendiquent entre autres la « révision du régime indemnitaire et du statut particulier des inspecteurs du Travail ». Ils réclament, également, « le renforcement de leur protection pendant l’exercice de leur fonction par un cadre juridique serein » et « la création de nouvelles indemnités et primes susceptibles d’augmenter les salaires ». Il s’agit également de la « mise à disposition des moyens matériels pour pouvoir s’acquitter convenablement de leur mission ». Le SNAIT demande, par ailleurs, « la conclusion d’un accord avec la Cnas, conformément au décret exécutif 97-424 QUI consacre à l’inspection un pourcentage du fonds de la prévention contre les accidents du travail et les maladies professionnelles comme une aide, dont une partie sera versée sous forme de prime aux inspecteurs, alors que l’autre partie sera consacrée à équiper l’inspection du Travail ». Pour rappel, une réunion de concertation s’est tenue en juin 2020, au siège du ministère du Travail, dans le but d’évaluer le niveau de réalisation des points ayant fait l’objet d’un accord conclu le 18 février 2020. Une réunion, selon le syndicat, qui s’est soldée par un échec, les revendications à caractère national sont restées en suspens en dépit des propositions du syndicat portant sur la création de nouvelles indemnités et primes censées augmenter les salaires. n