Par Ghellab chahinez
Les habitants du village Ohanet, commune d’In Amenas, située à la frontière avec la Libye, se sont rendu mercredi dernier au chef-lieu de wilaya Illizi, dans une marche pacifique pour dénoncer les inégalités sociales et les conditions intolérables dans lesquelles ils vivent dans cette zone retirée. Ils ont parcouru plus de 350 km sous la chaleur et sur des pistes sablonneuses pour rappeler leurs revendications et se faire entendre. Cette marche intervient après 40 jours de sit-in sous une tente au bord de la RN3 qui traverse la commune d’Ohanet, mais sans écho de la part des responsables locaux. Ils ont tenté auparavant de provoquer une réaction en adressant une lettre au wali d’Illizi dans laquelle ils résument leurs revendications socio-économiques veilles, selon eux, de plus de deux décennies. Ils dénoncent surtout l’absence d’encadrement médical et réclament des services sanitaires convenables, des infrastructures et des équipements adéquats et des médecins spécialistes, notamment des gynécologues et des sages-femmes.
Chaque année, on enregistre plusieurs décès sur le chemin vers l’hôpital où par manque de moyens. Les habitants du village disent qu’ils sont contraints de faire des dizaines de kilomètres pour avoir accès aux premiers soins dans la daïra d’In Amenas.
Toujours selon les protestataires, la seule salle de soins dont dispose la localité fournit des prestations qui se limitent aux premiers secours ou à des consultations ou à quelques soins avec des moyens de bord très réduits, outre l’absence de médecins. Ce qui contraint les malades à se déplacer vers le vieil hôpital d’In Amenas ou le centre hospitalier d’Illizi à des centaines de kilomètres de là. L’amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’approvisionnement et de l’accès à l’électricité et au gaz, le renouvellement des réseaux d’assainissement et le chômage figurent également dans la plate-forme des revendications. <