C’est aujourd’hui, à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire (AGEx) élective, prévue en son siège de Ben Aknoun, que le Comité olympique algérien (COA) connaîtra son nouveau président. Si la postulation de Raouf Salim Bernaoui a été rejetée, les quatre autres, celles de Soumia Fergani, Sid-Ali Lebib, Mustapha Kerboua et Abderrahmane Hammad, ont été validées. Ce dernier semble, d’ailleurs, bien placé pour remporter les suffrages.

On ne dira pas que c’est gagné d’avance. Mais tout porte à croire que Abderrahmane Hammad succèdera à Mustapha Berraf, qui avait démissionné officiellement le 12 mai dernier, à la tête de l’instance morale du sport Dz. Et ce pour terminer le mandat avant de nouvelles élections qui se tiendront après les jeux Olympiques 2021 de Tokyo (Japon), l’été prochain.
En effet, ces élections ne seront que partielles et celui qui aura la majorité des voix de l’Assemblée générale (AG) du COA se contentera simplement de poursuivre le programme déjà établi par l’équipe de Berraf. On ne pourra donc pas vraiment juger l’apport ou l’impact du nouveau chef de file qui prendra le relais de Mohamed Meridja, qui assurait l’intérim depuis le départ de l’ancien patron des lieux il y a 4 mois de cela.

La FAE ne votera pas
Ils seront 83 des 84 membres habituels de l’AG à prendre part à ce vote. Pour rappel, la Fédération algérienne d’escrime (FAE), que gère Raouf Salim Bernaoui, a été suspendue de son statut de membre de droit étant donné que des irrégularités ont été constatées dans le retour de son patron aux commandes. « La FAE ne peut se prévaloir de sa qualité de membre de droit de l’assemblée générale de l’instance olympique et ne peut être représentée aux prochaines assemblées générales du COA », a indiqué un communiqué de l’instance olympique nationale publié samedi dernier.
Le motif de ce gel est « le document qu’il a présenté, sous forme de procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération algérienne d’escrime (FAE), non visé et non validé par les services habilités du MJS, mentionne son retour à la présidence de l’instance », précise le texte qui indique que « la notion de retour n’est pas prévue par la réglementation et contrevient aux dispositions légales et réglementaires qui régissent le fonctionnement des structures d’organisation et d’animation sportives ».

Bernaoui lâché par le CIO
La convivialité des retrouvailles entre la famille sportive algérienne risque d’être plombée par cette mesure punitive décidée par le Bureau exécutif du COA. Mais cela ne changera pas grand-chose aux enjeux. L’« affaire Bernaoui » n’aura pas entravé le processus pour autant. C’était comme une tempête dans un verre d’eau. Surtout que le Comité olympique international (CIO) a informé Bernaoui qu’il devrait régler le contentieux avec le COA directement. Autrement dit, son fameux recours aux institutions sportives mondiales a été sans véritable suite. L’ex-premier responsable du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) ne sera pas en lice contrairement à Abderrahmane Hammad qui présente le profil le plus intéressant parmi les 4 concurrents. Médaillé de bronze des JO 2000 de Sydney (Australie) du saut en hauteur, l’homme de 43 ans incarnerait le rajeunissement au COA et la connaissance des véritables exigences du sport moderne et de haut niveau. Reste à savoir s’il pourra se débarrasser de l’étiquette « Berraf » puisqu’il fait partie de l’exécutif actuel du COA. En tout cas, le verdict de l’urne sera connu cet après-midi. n