Pour le stage de mars de l’équipe nationale, il était l’un des absents de marque. Youcef Atal souffrait d’une lésion aux adducteurs contractée le 8 mars dernier en club. Il devait être absent « entre 2 et 3 semaines ». Période de guérison revue à la baisse avec un retour prématuré à la compétition avec l’OGC Nice. Une décision préjudiciable pour le latéral droit qui a rechuté se voyant contraint de retourner à l’infirmerie pour deux autres semaines.

Par Mohamed Touileb
La rechute est la crainte principale pour tout footballeur après blessure. C’est ce qui s’est passé avec Youcef Atal qui a été contraint de retourner à l’infirmerie pour la 5e fois depuis l’entame de l’exercice actuel.

22 matchs manqués sur les 38 en club
En tout, avec les Niçois, il a raté 22 des 38 rencontres jouées jusque-là. Cela fait un paquet de rencontres. C’est ce qui aurait poussé l’Algérien à forcer son retour dernièrement pour jouer contre l’Olympique de Marseille le 20 mars dernier. Il a été incorporé à la 67e minute. La demi-heure passée sur le terrain lui a été fatale. L’entraîneur du Gym, Adrian Ursea, a laissé entendre que c’est l’ancien sociétaire du Paradou AC qui a induit le staff en erreur. « On a tous considéré qu’il fallait l’écouter car c’est lui qui ressent son corps. Malheureusement, ses sensations l’ont peut-être induit en erreur, et nous aussi. Il ne faut pas donner lieu à des interprétations : ça partait d’un bon sentiment de sa part », a révélé le technicien roumain évoquant donc une rechute.
La frustration de ne pas jouer des matchs officiels pendant un certain temps à, peut-être, fait que le natif de Boghni (Tizi-Ouzou) force les choses. « Il connaissait la situation dans laquelle on était, il a voulu se donner la chance de prendre part à ce match important, pour aider l’équipe. Malheureusement, ça lui a joué un tour », a estimé Ursea en indiquant que son joueur « sera «out» pour une lésion aux adducteurs de grade 2. Normalement, c’est environ 4 semaines. Comme 2 se sont déjà écoulées, il en a encore pour deux semaines. »

Premier dans la hiérarchie de Belmadi
Il faut savoir que la situation de l’Aiglon est la même chez l’EN depuis un certain temps. En effet, en raison de ses soucis physiques, il n’a pas pris part aux 6 dernières sorties (Nigéria, Mexique, double-confrontation face au Zimbabwe, la Zambie et le Botswana) des Fennecs. Il n’a plus joué depuis le 18 novembre 2019 à Gaborone (Botswana). Malgré cela, le sélectionneur Djamel Belmadi, a laissé entendre qu’il compte toujours sur son virevoltant latéral. Il a même insinué qu’il était le choix numéro 1 au poste. « Youcef Atal s’il était disponible il aurait sûrement joué. Maintenant son absence offre la possibilité à d’autres joueurs de montrer leurs qualités », a noté Belmadi.
Toutefois, le premier responsable de la barre technique d’El-Khadra a jugé que « sa situation peut être préoccupante dans le sens où il a enregistré pas mal de blessures ces derniers temps. On sait qu’il a une certaine forme de faiblesse à certains points. Il faut absolument la régler. C’est le travail qui doit être opéré en club.»
L’ex-driver d’Al-Duhail (Qatar) a, en novembre dernier, responsabilisé le champion d’Afrique via les médias en déclarant : « je profite de ce moment pour lui envoyer un message. Il sait qu’il doit avoir tous les atouts de son côté pour pouvoir éviter de se blesser. Il y a des choses à faire et des dispositions à prendre quand on est professionnel.» En d’autres termes, l’hygiène de vie et la gestion de carrière du joueur aux 18 sélections doit être revue. A défaut, sa trajectoire peut vite dévier. n