L’Etat s’attèle à unifier les différents dispositifs de pré-emploi. Un chantier ouvert depuis novembre 2019 mais qui n’a pu être mené à terme, freiné par la pandémie de Covid-19 quelques mois à peine après son lancement.

PAR INES DALI
«Tous les dispositifs de pré-emploi seront unifiés. Nous sommes en train d’effectuer cette opération que nous comptons finaliser vers la fin de l’année 2022», a déclaré, hier, le ministre du Travail et de la Sociale, Youcef Charfa, ajoutant qu’il s’agit du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et du Dispositif d’aide à l’insertion sociale (DAIS).
Un calendrier a été mis en place pour fixer l’échéance de la finalisation de chacun des dossiers DAIP et DAIS, selon le ministre qui s’exprimait, hier, sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale. Il a fait savoir, à ce titre, que «selon le programme établi pour clôturer les opérations en cours, le projet concernant le dispositif DAIS sera finalisé en juin prochain, et celui concernant le DAIP à la fin de l’année». M. Charfa n’a, toutefois, pas écarté l’éventualité d’un glissement de calendrier jusqu’à 2023.
Donnant plus de détails sur ce projet en cours, il a précisé que «pour le DAIS, les pré-employés de ce dispositif seront intégrés, à temps partiel de 5 heures/jour, avec un relèvement de salaire et une prise en charge à la CNR (Caisse national de retraite), et avec une pérennité de l’emploi». Pour ce qui est du dispositif DAIP, les concernés vont bénéficier d’un contrat CDI (contrat à durée indéterminée), et seront, de facto, inscrits à la fonction publique qui bénéficie du décret d’intégration définitive obligatoire promulgué en 2019», a encore fait savoir M. Charfa. Abordant le taux d’intégration depuis 2020 du dispositif DAIP, il a indiqué que celui-ci, «est à 47% aujourd’hui, et le reste de l’intégration se fera entre 2022 et 2023. D’ici là, ce dispositif est appelé à disparaître, tout comme le DAIS» et «l’insertion totale de l’ensemble des concernés se fera de manière progressive».
Pour les bénéficiaires, il a précisé qu’il y a deux catégories dans le dispositif DAIP, la première est celle des diplômés universitaires dotés de CIS qui perçoivent 15.000 DA/mois, et la deuxième est celle appelée CIP qui regroupe les employés de profil technicien et technicien supérieur qui percevant 8.000 et 10.000 DA respectivement, a noté le ministre.
Le présalaire de 10.000 DA sera aligné temporairement sur les 13.000 DA de l’allocation chômage, car les inscrits de cette catégorie seront intégrés définitivement dans leurs postes de travail au cours de l’année 2022 ou, au plus tard, en 2023, selon le ministre, qui a tenu à assurer que l’Etat a alloué les affectations financières nécessaires pour l’insertion des affiliés au dispositif relevant des instances et administrations publiques. Il a, également, assuré que l’opération se poursuit en coordination avec toutes les instances concernées en vue d’insérer définitivement les bénéficiaires. Ce projet revêtant une importance capitale pour les bénéficiaires qui verront, ainsi, s’éloigner le spectre de la précarité, a permis l’insertion de dizaines de milliers d’employés, selon le ministre qui a eu à s’exprimer sur le sujet. «Il a été procédé jusqu’au 13 janvier 2022, à l’insertion de 140.795 sur un total de 346.088 concernés par cette opération, soit plus de 40%», a-t-il déclaré le 20 janvier dernier. Ce taux a, donc, légèrement augmenté puisque celui donné hier était de 47%. Ce qui démontre que le département ministériel de M. Charfa avance dans le projet d’insertion des bénéficiaires des dispositifs DAIS et DAIP pour pouvoir respecter les échéances mises en place. Pour ce faire, le ministre a indiqué avoir donné des instructions fermes aux directeurs d’emploi des wilayas pour suivre ce dossier jusqu’à l’insertion définitive de tous les affiliés des dispositifs en question dans les meilleurs délais, en mobilisant tous les moyens matériels et humains nécessaires.