Intervenant, hier, à l’ouverture de la première conférence des élus de Tajamou amel el djazair (TAJ) Amar Ghoul a appelé à la révision des codes de la commune et celui de la wilaya. « Les prérogatives des élus et celles de l’administration doivent être complémentaires », a-t-il plaidé devant des dizaines des élus de son parti.

A l’occasion, le chef de Taj a révélé qu’un conseil national des P/APC et un autre des élus des APW seront mis sur pied à l’issue de la conférence. Dans son plaidoyer pour l’élargissement des prérogatives des élus locaux, Amar Ghoul a appelé également à l’institution d’une immunité pour ces représentants du peuple. « Cette immunité les protégera contre les pressions et le chantage et elle fera en sorte que ces élus feront convenablement leur travail », a-t-il dit, ajoutant que « seule l’instauration d’une réelle démocratie participative participera à l’implication de la société dans les efforts de développements ». Concernant son absence depuis quelques semaines, il a souligné que le Taj se penche, depuis, sur la poursuite de sa construction, mais aussi la préparation du prochain congrès. Un congrès, faut-il le dire, sans aucun enjeu pour le parti et encore moins pour son chef actuel. Sur le plan politique, le président de Taj a évoqué les présidentielles de 2019 promettant une participation active de son parti. Sans préciser la manière avec laquelle le Taj compte « jouer les premiers rôles », il a néanmoins souligné que le vœu de Taj est de voir consacrer « la continuité » avec, en prime, l’amélioration de ce qui pourrait l’être.
Cette annonce qui ne trahit en rien la position connue du parti est un appel franc à un autre mandat pour le président Bouteflika qui représente cette continuité pour laquelle plaide le Taj. Sur le plan économique, Amar Ghoul a souligné que l’urgence est la mise sur pied d’une économie hors hydrocarbures, invitant les jeunes à investir les secteurs porteurs de richesses et créateurs d’emplois. « Il nous faut une réelle politique de l’emploi car des milliers de jeunes arrivent annuellement sur le marché du travail donc si on ne les prend pas en charge, ils seront une cible facile à tous les extrêmes », a-t-il avertit. A propos de la situation sociale, notamment les grèves dans les secteurs de la santé et de l’éducation, le chef de Taj a appelé le gouvernement et les partenaires sociaux à un dialogue permanent afin de trouver des issues à cette crise. « Il faut maintenir le dialogue et les négociations », a-t-il en effet déclaré, avant d’inviter les syndicats et les grévistes « à comprendre la situation générale du pays ». En d’autres termes, le chef de Taj suggère aux grévistes de revoir à la baisse leurs revendications. Concernant les transferts sociaux, il a indiqué que le Taj milite pour des transferts directs avec le maintien du taux de ces mêmes transferts. Concernant le système bancaire, le chef de Taj a appelé à sa modernisation, soulignant l’introduction de la finance islamique comme acteur du secteur afin, dit-il, de pouvoir bancariser « les 50 milliards de dollars circulant dans l’informel ».