Près de 340 exposants nationaux et étrangers sont attendus au 11e Salon international de l’après-vente et des services pour les véhicules Equip Auto 2017 qui se tiendra à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 mars au Palais des expositions.

Le nombre de participants aura ainsi augmenté de 11% par rapport à l’édition précédente, a indiqué Nabil Bey Boumezrag, qui a précisé que 75% des exposants viennent d’une vingtaine de pays. Pour la participation algérienne, il y aura 86 exposants dont 10% sont des fabricants spécialisés dans les composantes automobiles, les pièces de rechange et accessoires et les produits consommables (batteries, lubrifiants…).
« Cette participation record de fabricants algériens reflète l’intérêt progressif des professionnels locaux à la sous-traitance automobile et confirme leur adhésion à la nouvelle politique industrielle adoptée par les pouvoirs publics pour établir une industrie locale de l’automobile », a-t-il soutenu.
Concernant la participation étrangère, six pays auront des pavillons nationaux (participation officielle) qui sont la Chine, l’Inde, la Pologne, la Turquie, Taiwan et le Maroc. D’autres exposants étrangers participeront à titre individuel, en provenance d’Allemagne, de Belgique, de Corée du Sud, des Émirats arabes unis, d’Inde, d’Italie, de Malaisie, du Royaume-Uni, de Tunisie et des États-Unis.
L’édition de cette année se caractérisera par la participation pour la première fois du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels à travers son institut d’Es Senia (Oran), retenu comme institut-pilote, pour développer une main-d’œuvre spécialisée dans les métiers de l’automobile.
Il faut souligner que l’importation et la vente des pièces de rechange seront soumises à un cahier des charges tel qu’annoncé, hier, par Abdeslam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines.
Il a précisé, à ce propos, que «l’importateur sera obligé d’avoir des contrats d’achat directtement auprès du fabricant sans passer par un intermédiaire ».
Cette décision des pouvoirs publics, qui vise à réguler un marché qui souffre, à la fois, d’une anarchie mais surtout de la contrefaçon, oblige le fabricant de ces pièces à avoir un agrément auprès du constructeur automobile pour fabriquer ces pièces.
« La relation doit être entre le fabricant d’origine ou avec le fabricant ayant un agrément auprès du premier constructeur. Cela va nous permettre d’avoir de la transparence dans ce que nous importons et de garantir la sécurité du citoyen et du consommateur », a expliqué le ministre.
Ce cahier des charges, qui sera soumis au secrétariat du gouvernement dans les dix jours à venir, devrait combler « un vide existant » dans l’importation des pièces de rechange dont la facture annuelle est estimée à environ 800 millions de dollars.