Préserver sa santé ne passe pas uniquement par des soins contre la Covid-19. Une vérité, parmi tant d’autres, presque oubliée depuis près de deux ans. Avec l’accalmie actuelle de la propagation du virus, la pression a sensiblement diminué. La « disparition » du confinement partiel, décidée il y a quelques jours, en est d’ailleurs une confirmation. Si la Covid-19 donne l’impression (juste l’impression) de se conjuguer au passé, les autres maladies restent toujours et encore d’actualité.
La grippe est l’une d’elles.
Avec le début de l’hiver, et la baisse des températures (en attendant le retour des pluies qui se font toujours attendre), l’heure est à la vigilance. C’est l’appel lancé par Mohamed Yousfi sur les colonnes de « Reporters » dans l’édition d’aujourd’hui. Le président de la Société algérienne d’infectiologie rappelle que les vaccins ne concernent pas uniquement la Covid-19. Se protéger contre la grippe reste une nécessité, surtout pour les personnes à risques. Les sujets âgés, les malades chroniques et les femmes enceintes. Pas que. Mohamed Yousfi cite d’autres « catégories » qui nécessitent le vaccin antigrippal, tels que les personnels de santé ou encore ceux travaillant dans les services de sécurité et de la protection civile. Un conglomérat loin d’être négligeable. Reste maintenant la concrétisation de la campagne de vaccination qui s’annonce, et qui n’est pas la première contre la grippe.
Pour cette année 2021, il s’agira d’un véritable défi. Les Algériens seront-ils au rendez-vous ? Avec tout ce qui s’est passé depuis le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19, et le peu d’engouement pour les différentes doses disponibles, il n’est pas évident de rencontrer un quelconque engouement devant les centres de santé ou les hôpitaux. Il faut ajouter à cela, que d’ores et déjà, il est établi que le nombre de vaccins antigrippaux qui seront disponibles pour cette année ne pourra pas suffire si toutes les personnes à risques décidaient, par miracle, de « faire le pas ».
Il faut également espérer que le système de santé puisse se réadapter et se rappeler qu’il y a tant de malades qui ont été oubliés depuis près de deux ans. Il y a la grippe, mais pas que. La liste est longue. Le plus important, c’est le désespoir déclenché (sur tous les plans) par la pandémie. Etre malade, le rester, et en mourir, ne peut pas être une fatalité.
Rien n’est fatal.