Si Manchester City pète la forme sachant que le club est sorti vainqueur lors de ses 16 dernières rencontres, Riyad Mahrez ne connaît pas sa meilleure passe depuis qu’il a rejoint le club en juillet 2018. Samedi, il n’a eu droit qu’à 10 petites minutes lors du succès 3 buts à 0 contre Tottenham. Clairement, il aura payé sa mauvaise prestation contre Liverpool qui lui a valu de se retrouver en dehors du onze. La crainte de le voir devenir une simple pièce de rechange s’accentue.

Pep Guardiola a -manifestement- trouvé la formule gagnante pour les «Citizens» après une entame de saison marquée par l’inconstance des résultats. Dans cette recette, Mahrez ne semble pas être un ingrédient indispensable. Lui qui a raté 4 des 12 dernières sorties des siens en championnat. Justement, dans cette épreuve, les «Skyblues», invaincus lors des 23 derniers tests toutes épreuves réunies, ont enchaîné 13 victoires de suite pour prendre les commandes de la hiérarchie.

Concerné par le «faire plus»
Aujourd’hui, les vice-champions d’Angleterre sortants sont solides leaders avec 53 points et donnent clairement l’impression d’être un sérieux candidat pour succéder à Liverpool FC au palmarès. Après la nouvelle démonstration de force face aux Londoniens et José Mourinho, Guardiola a déclaré que «Notre philosophie n’a pas changé depuis le début de la saison, notre mentalité non plus. Nous pensons juste au prochain match, puis au suivant. Toute l’équipe a joué son rôle dans cette grande course et la ténacité mentale a été un autre grand plus. Peut-être qu’un jour nous nous rendrons compte que nous n’étions pas assez bons, ou que les joueurs se rendent compte qu’ils doivent faire plus.»
«Faire plus» est l’expression à retenir quand on pense à Mahrez qui reste loin de la maîtrise et la justesse qu’on lui connaissait. Pour l’entame de la saison, il faisait partie de l’échiquier de son entraîneur qui l’avait aligné d’entrée lors de 9 des 10 matchs entre la 3e et 12e journée. En rendant une copie globale de 4 buts (marqués en 2 rencontres dont un triplé contre Burnley) et 1 passe décisive, le capitaine de l’équipe nationale n’a pas franchement marqué des points.

Baisse brutale du temps de jeu
Notamment lors des grosses affiches face à Arsenal et Manchester United qui font partie du «Big six». S’il avait autant joué, c’est aussi parce qu’il y avait beaucoup de blessés dans l’effectif. Après que l’infirmerie s’est vidée, il a eu plus de mal à avoir du temps de jeu en Premier League. On comptera 370 minutes sur les 1080 dernières minutes. Une baisse drastique en termes de présence sur les pelouses.
Pour ne rien arranger, le premier responsable de la barre technique des Mancuniens a relevé le fait que «les joueurs sont venus sur le côté et sont sortis mais nous produisons quand même des performances gagnantes qui nous ont menés au sommet de la Premier League, en quarts de finales de la FA Cup, en huitième de finale de Ligue des champions et en finale de la Carabao Cup pour la quatrième fois consécutive.» Autrement dit, les plans sont de plus en plus stables dans sa tête et son ossature se dessine… sans Mahrez.
Cependant, ce qui peut rassurer c’est que le fait de jouer sur autant de tableaux obligera certainement le technicien catalan à faire tourner. Par exemple, il sera obligé de disputer 4 rencontres (Everton, Arsenal, Borussia Mönchengladbach et West Ham) en 10 jours entre le 17 et 27 février. Ce qui rend l’éventualité de voir Mahrez à l’œuvre probable. Ça sera à lui de montrer qu’il en mesure de redresser la pente. <