Les infimes espoirs qui restaient à Kheireddine Zetchi pour être reconduit à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF) ont été anéantis dimanche. Sid-Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), a survécu au dernier remaniement gouvernemental. Un maintien qui signifie que l’ordonnance qui compromet les plans de réélection de Zetchi reste effective.

Jusque-là, il ne s’est pas présenté officiellement pour rester à la tête de l’instance fédérale. Zetchi a alterné entre le bluff et le tâtonnement pour essayer de consolider sa candidature et s’assurer de décrocher un nouveau mandat. Le tout en sachant que les autorités ne veulent pas vraiment de lui pour poursuivre sa mission aux commandes de la structure footballistique majeure.

Une bataille préalablement perdue
Les décideurs sont dans une logique qui consiste à écarter les personnes ayant eu des rapports étroits avec la « Issaba ». Et ce au-delà de la qualité du bilan réalisé au cours du quadriennat olympique. Zetchi espérait certainement que Khaldi ne survive pas aux changements opérés au sein du gouvernement. Son souhait n’a pas été exaucé.
Cela aurait, peut-être, redistribué les cartes et permis de tenir la fameuse Assemblé générale extraordinaire (AGEx) pour conformer les statuts de la FAF avec ceux de la FIFA. Une démarche qui pouvait permettre au successeur de Mohamed Raouraoua de « sécuriser » son poste. Le tout, en barrant la route aux candidats du « pouvoir ».
Khaldi est donc resté maître du MJS. Cela plombera, encore plus, les ambitions présidentielles d’un Zetchi qui, selon une source digne de foi, pense, plus que jamais, à plier. Le propriétaire du Paradou AC ne veut pas mener une bataille qui est perdue d’avance. Il ne voit pas l’utilité de défier les Autorités dans un vote aux dés pipés. Un cas de figure qui nous rappelle son propre avènement sur le fauteuil du patron du siège de Dely Brahim. C’est pour dire qu’il sait comment les choses se passent.

Sadi et Zefzef les mieux indiqués
Le poste d’homme fort de la FAF est qualifié de « sensible ». Et tout ce qui l’est semble reste hautement politique. Ce qui veut dire que les Pouvoirs Publics ont un « droit de regard » sur le profil de la personne qui chapeautera la discipline reine. Les élections sont plus une désignation basée sur la bénédiction des personnes influentes dans la sphère décideuse qu’un simple verdict rendu par l’urne.
Walid Sadi, ancien manager général de l’équipe nationale du temps de Raouraoua, mais aussi Djahid Zefzaf, vice-président de la commission d’audit de la FAF à l’époque du « Hadj », correspondraient au profil recherché. Et ce, même si le dernier nommé n’a pas fait part de son intention de se présenter au scrutin devant se dérouler en mars prochain. Cette AGE risque d’être invalidée si jamais les statuts de la FAF sont jugés non-conformes par la FIFA. C’est la seule carte que l’actuelle équipe dirigeante de la FAF peut jouer… pour bluffer. Selon nos informations, l’amendement peut se faire après l’Assemblée éléective. En gros, le sort de Zetchi est scellé. A moins que…