En proie à une crise interne sans précédent et effacé, depuis son soutien au candidat malheureux à l’élection présidentielle Azzedine Mihoubi, le Front de libération nationale (FLN) tente de revenir au-devant de la scène politique nationale. C’est ainsi que Ali Seddiki, secrétaire général par intérim du parti, prend prétexte de l’annonce d’une révision constitutionnelle pour rebondir en annonçant la mise en place d’une « commission chargée de l’élaboration des propositions sur la révision de la Constitution ». Cette structure sera chapotée et supervisée par Seddiki en personne, a-t-il expliqué lui-même, hier, précisant que la décision présidentielle inhérente à ce chapitre est « une réponse aux revendications populaires ». Il expliquera dans ce cadre que le FLN « salue l’engagement du Président de la République en faveur de la révision de la Constitution qu’il a placée à la tête des priorités de son mandat ainsi que les consultations qu’il a entamées avec les personnalités nationales, les différentes formations politiques et civiles et les acteurs sociaux pour garantir l’entente nationale concernant les grands intérêts du pays ». «Le pays est aujourd’hui sur la bonne voie pour le changement, avec le début de la concrétisation des engagements du Président de la République, notamment l’amorce des consultations avec des personnalités politiques et l’instauration du comité d’experts pour la révision de la Constitution», a enchaîné Seddiki, avant d’affirmer «la disponibilité du parti FLN à œuvrer à la recherche de solutions et de travailler avec le Président pour préserver l’intérêt du pays». Exprimant sa profonde satisfaction quant aux décisions « de s’attaquer à cette revendication, très déterminante pour le pays », Seddiki expliquera qu’il s’agit d’une démarche constructive « en vue de créer un climat politique favorable à l’aboutissement de la prochaine étape dans le cadre d’un processus politique visant à resserrer les rangs des Algériens, à instaurer l’Etat de droit et la société des libertés ». Mais la question qui reste en suspens est de savoir si le FLN pourra réellement reprendre du poil de la bête à l’occasion de la révision de la Constitution, alors qu’il est en perte de vitesse spectaculaire depuis le mouvement populaire du 22 février dernier ? Par ailleurs, et s’agissant des affaires internes du parti, le secrétaire général du parti a affirmé sa disponibilité à préparer « avec ses frères du parti » le prochain congrès rassembleur dans le cadre de «l’accomplissement de mes fonctions en cette phase exceptionnelle, loin de toute forme de marginalisation et ce, en vue de renforcer la place du parti dans le respect de ses constantes et références idéologiques novembristes, par le biais du dialogue, de la concertation et de la pratique démocratique ». « Nous nous sommes engagés à préparer dans les plus brefs délais le prochain congrès et à y associer l’ensemble des cadres et militants de base afin de faire de ce rendez-vous une réussite totale et ouvrir au FLN une nouvelle ère », a-t-il lancé à ce sujet.