L’écrivain et dramaturge Khaled Bouali, décédé lundi à Batna à l’âge de 63 ans après une longue maladie, a été inhumé dans l’après-midi au cimetière de Bouzourane, en présence de ses proches, ses amis et ses élèves. Des intellectuels, des professionnels du théâtre et une foule de citoyens ont également accompagné à sa dernière demeure le défunt, qui fut l’une des plus illustres figures de la culture dans la capitale des Aurès. Pour l’artiste Salim Souhali, le défunt était  »un poète, un écrivain et un dramaturge, s’exprimant aussi bien en arabe qu’en français. C’est une grande perte pour la scène littéraire et théâtrale locale et nationale ». L’artiste Farid Ferroudji a exprimé, de son côté, sa  »profonde tristesse » suite à la disparition de cet écrivain sensible qui l’avait, a-t-il précisé,  »initié aux bases du 4ème art ».  »Khaled Bouali a été mon enseignant de français au lycée Abbas Laghrour au milieu des années 1980 et c’est avec lui que j’ai découvert le monde du théâtre », a ajouté M. Ferroudji, poursuivant qu’avec le temps, il s’était lié d’une sincère amitié avec le défunt. Outre son célèbre poème  »Laki » (A toi) et son recueil de nouvelles en arabe  »El Bab El Akher » (L’autre porte), le défunt a laissé plusieurs œuvres manuscrites en arabe et en français, a indiqué Lounès Guerbissa, journaliste et ami du défunt. Né le 10 février 1957 dans la ville de Batna, Khaled Bouali a suivi des études universitaires en sciences de la Terre à Constantine, enseigné le théâtre et la littérature française à l’université de Batna, enseigné également le français au palier secondaire et créé plusieurs associations artistiques et culturelles. Le défunt a écrit plusieurs pièces, dont  »Sans commentaires », mise en scène pour le théâtre national algérien par Omar Maayouf en 2000 et  »Jugurtha », produite par le théâtre régional de Batna en 2007, à l’occasion de la manifestation  »Alger capitale de la culture arabe » avec une mise en scène de la défunte Sonia. (APS)