Jeudi soir, face au FC Valence (succès 3/0) pour le compte de la 29e journée de Liga, Karim Benzema a fait une prestation très aboutie en faisant mouche par deux fois dont un « golazo ». Un but, le 243e depuis son arrivée dans la capitale espagnole en 2009, pour le moins historique qui le met devant Ferenc Puskás. L’ancien Lyonnais devient 5e meilleur baroudeur de la Maison Blanche. Mais on ne peut pas le réduire à cette stat’. Bien qu’elle soit impressionnante.

Beaucoup d’avant-centres sont passés par la « Casa Blanca » mais personne n’a pu vraiment l’évincer. Benzema est indispensable. Pas que pour planter des buts uniquement car son apport dans le jeu est tel que tous les coachs qui se sont succédé n’ont jamais osé se passer de son bagage technique indéniable.
Jeudi lors de la réception des Valencians et la large victoire (3/0), ce 9 qui joue le rôle d’un 10 en attaque a joué une nouvelle partition conclue avec une réalisation venue d’ailleurs. Rien de mieux pour dépasser une légende du club Ferenc Puskás. Le Hongrois a trouvé le chemin des filets 242 fois en 262 apparitions. Pour l’ex avant-centre de l’équipe de France, il aura fallu 503 rencontres pour y arriver.

Taille patron en C1
Dans les détails, « Benzegol » a frappé à 164 reprises en championnat, 21 en Coupe du Roi, 5 en Coupe du Monde des clubs FIFA et… 64 en Ligue des Champions. Le natif de Lyon fait partie de la crème du football mondiale. D’ailleurs, il est le 3e co-meilleur buteur en activité en C1 avec le prédateur Lewandowski. Il arrive juste derrière les deux monstres Cristiano Ronaldo (129), avec lequel il avait un tandem de feu entre 2009 et 2018, et Lionel Messi (114). Même s’il n’a pas eu le privilège de remporter la Coupe du Monde 2018 avec la France, pour les démêlées qu’il a eues à cause de l’affaire Mathieu Valbuena, cela ne lui enlève rien de son prestige footballistique.
Le fait qu’il ne soit plus appelé en sélection depuis 2015, n’a pas empêché sa longévité dans le team de la capitale ibérique. Le président Florentino Pérez l’a toujours soutenu. Zidane, son entraîneur aussi. D’ailleurs, Zizou est admiratif pour son compatriote. « Souvent, on voit Karim comme le N.9 de Madrid, il faut qu’il marque des buts… Mais il ne fait pas que cela. Ce que je veux dire par là, c’est que son travail, il le fait quoi qu’il arrive », a-t-il analysé.

« Il ferme un peu des bouches »
ZZ, qui a emmené le Real pour décrocher 3 LDC de suite (2016-2017 et 2018), parlera aussi de cette reprise gagnante du gauche sur le second but de KB9. « Il est extraordinaire. On sait que Karim est à l’aise avec son pied gauche. Mais se lever le ballon de cette manière et frapper de volée de cette façon du pied gauche, sans que le ballon ne touche le sol, c’est vraiment un geste compliqué. C’est beau à voir de l’extérieur », décryptera son coach qui dit être « content » pour son poulain de 31 ans « parce qu’il ferme un peu des bouches.» Normal, on parle de quelqu’un qui a soulevé 17 trophées avec le team royal dont 5 LDC s’il vous plaît.
Avec l’arrivée d’Eden Hazard, Benzema, un peu orphelin depuis que CR7 a quitté le club, pourrait espérer jouer 2 ou 3 ans à ce niveau et (pourquoi pas ?) dépasser Carlos Alonso González (Santillana), 4e buteur historique des Merengue avec 290 unités. Toutefois, on ne le rappellera jamais assez, la valeur de celui qui avait rejoint la prestigieuse formaytion madrilène à 21 ans va au-delà du simple fait de faire trembler des filets. n