Le Conseil national du Front des forces socialistes (FFS), se réunira les 16 et 17 février prochain à l’effet de lancer plusieurs échéances au niveau de la base, en préparation du congrès national qui interviendrait vers la fin de l’année en cours.

Le premier parti de l’opposition, après une participation plutôt positive aux dernières élections locales du 23 novembre, entend donc se remettre au travail et surtout à l’organisation de la maison.

Selon une source digne de foi émanant de l’intérieur de cette formation politique, « la prochaine session ordinaire du Conseil national, fixée aux 16 et 17 février courant, élaborera un planning d’activités qui précèderont l’important rendez-vous qui est le Congrès ». Concrètement, il s’agit de l’organisation de la conférence nationale des élus qui regroupe l’ensemble des élus locaux et nationaux du parti, de la conférence d’audit et de la convention des cadres. Des activités prévues dans les statuts du parti. Comme il y a aussi, l’élection des commissions composant le conseil national et l’élection de nouveaux conseil fédéraux et mettre fin à la situation d’intérimaire existante dans certaines wilayas comme à Tizi-Ouzou et à Alger, ajoute notre source.
Un travail titanesque qui doit absolument être pour entamer enfin la préparation du congrès national qui doit se tenir avant les élections présidentielles de 2019. Mais, ce n’est pas tout. La session ordinaire du CN prévue à la mi-février « aura à déterminer l’avenir du Premier secrétaire national du parti », affirme-t-on de même source. En effet, le poste de Mohamed Hadj-Djilani semble être remis aux enchères puisqu’au sein du FFS, direction et base militante, se forment déjà des soutiens et des opposants. « Il y a une bataille qui se déroule autour du poste de premier secrétaire national qui constitue un poids pour le contrôle des structures et instances du parti », affirme notre source, qui ne cache pas que « les relais et résidus de ce qu’on appelait «Boite noire» continuent leur travail d’influence pour garder la main sur la prise de décision ». Ce n’est, au fait, qu’un secret de Polichinelle.
Au sein du FFS, il y a toujours eu cette lutte pour le contrôle des instances, même du temps où Hocine Aït Ahmed dirigeait encore le parti. Cependant, les luttes se sont accentuées après le décès du chef charismatique du parti et sont devenues violentes à tel point qu’elles ont fini par s’exploser sur la place publique. L’affaire Rachid Halet, membre de l’instance présidentielle du parti, exclut en décembre 2016, n’était que le premier épisode d’une guerre déclarée au lendemain de la disparition de Hocine Aït Ahmed. La contestation née de l’élaboration des listes pour les élections législatives du 4 mai 2017 en était un autre. C’est pourquoi la prochaine session du Conseil national ne sortira pas de ce même cercle de calculs qui, faut-il le dire, est courant dans tous les partis politiques. Depuis sa nomination par l’instance présidentielle, Mohamed Hadj Djilani s’est contenté de jouer le rôle de vitrine du parti sans trop s’impliquer dans la prise de décisions. Mais, son attitude a, peut-être, contribué à apaiser la tension dans les rangs et garantir au parti un bon résultat lors des élections locales de novembre 2017. Le FFS est, pour rappel, arrivé en quatrième position avec 64 communes, derrière le FLN et le RND qui ont dominé le classement général, et juste après le Front El Moustakbal de Abdelaziz Belaid, troisième avec 71 APC. Des résultats qui compteront en sa faveur lorsque les membres du conseil national viendront à débattre du « bilan du dernier scrutin », inscrit à l’ordre du jour de leur session. En tout cas, si Hadj Djilani est maintenu, « il est fort probable qu’un nouveau secrétariat national soit nommé puisque jusqu’à présent, il continue de travailler avec l’équipe de l’ancien premier secrétaire, Abdelmalek Bouchafa », fera remarquer notre source.