En raison du coronavirus, les autorités algériennes avaient décidé, le 15 mars dernier, de suspendre les activités sportives au pays. Une décision prise pour lutter contre la pandémie que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) avait communiquée. Mercredi dernier, le confinement sportif, qui courait jusqu’au 5 avril, a été rallongé de 2 semaines. Il devrait s’étendre jusqu’au
19 avril du mois. Au minimum.

L’optimisme semble à mille lieues. Abdelkrim Medouar, président de la Ligue de football professionnel (LFP), avait récemment assuré que cette dernière était disposée à reprendre le championnat si l’Etat le décide. Cette hypothèse ne se produira. Le championnat de football, ainsi que toutes les compétitions des autres disciplines moins médiatisées, ne reprendra pas de sitôt. En tout cas pas avant d’écouler 14 autres jours d’inactivité. «Pour l’instant, il y a une date officielle de reprise qui est le 5 avril et les clubs doivent s’y conformer», avait-il déclaré le 28 mars sur les ondes de la radio algérienne. Aussi, le successeur de Mahfoud Kerbadj avait révélé que son instance a déjà «établi un calendrier des matches qui mènera vers la fin des championnats au plus tard la première semaine du mois de juin.» Un nouvel agenda qui tombe à l’eau puisque le MJS a décidé de rallonger la période de confinement. Et ce «conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de prolonger l’état de quarantaine dans certaines wilayas du pays». Pas la plus réjouissantes des nouvelles pour la LFP. Plus les semaines passent, plus la saison footballistique s’écrit en pointillés.
Pas de garanties sanitaires
Pour ce qui est de la mesure du gel étendu, il faut savoir que toutes les décisions prises dans un premier temps ont été maintenues. Ainsi, «toutes les manifestations, que ce soit les coupes ou les championnats, sont reportés» comme le confirme le Ministère qui insiste aussi pour le report des «activités liées à la mobilité des jeunes et autres jumelages entre les auberges des jeunes.» Ainsi, et dans l’objectif de tenter de maîtriser la propagation du COVID-19, tout rendez-vous qui favorise les regroupements que ce soit dans les salles ou en plein air n’est plus recommandé. Sont, par extension, concernées «Les manifestations et activités de jeunesses, festivals, rencontres, expositions et salons prévus au niveau local, régional et national» en plus des «assemblées générales des structures des animations sportives.» Sanitairement, les choses n’ont pas beaucoup évolué depuis les premiers cas. Comme partout dans le monde, en Algérie, où la barre des 1000 contaminations a été passée depuis vendredi, la mise sous cloche du sport risque d’aller au-delà des nouveaux délais impartis. n