Les appels à un 5e mandat pour le président Bouteflika se font insistants ces derniers jours. Ainsi, après l’épisode du FLN de Djamel Ould Abbès et le RND d’Ahmed Ouyahia – qui a appelé ce week-end Abdelaziz Bouteflika à se présenter pour une nouvelle mandature -, voilà qu’Amar Ghoul, chef de Tajamou Amel El Djazair (TAJ)

, leur emboîte le pas et appelle le président à la «poursuite de son œuvre». «Le Taj depuis sa création a apporté son soutien au président Bouteflika et il demeure son soutien indéfectible», a-t-il dit, en prélude à un appel «solennel» au chef de l’Etat «pour se présenter à un 5e mandat». Le chef de TAJ ne conçoit pas un soutien épars au président. Ainsi, après le rappel «du contrat moral et politique qui lie le TAJ au président Bouteflika», l’ancien ministre a appelé, à l’occasion, les partis de la majorité présidentielle à reprendre les rencontres et la concertation afin de préparer le terrain à la réélection du président Bouteflika. «L’échéance d’avril 2019 est une présidentielle très importante pour le pays», a-t-il dit, soulignant que «la sauvegarde de la paix est primordiale» en cette période «de grandes incertitudes dans le monde».

«Les partis qui soutiennent le programme du président doivent se concerter pour faire de cette échéance une fête», a-t-il ajouté, estimant que «le peuple algérien a besoin de cette paix et de la sérénité pour choisir librement son président». Pour Amar Ghoul, «la présidentielle de 2019 nécessite un climat apaisé loin de l’insulte et de l’invective». Cet objectif, pense-t-il, ne peut être atteint «sans l’implication de tous». Toujours dans le même ordre d’idées, le chef de TAJ a évoqué le congrès de sa formation, prévu en septembre, estimant que ce n’est qu’une étape à travers laquelle le TAJ «donnera son avis sur les grands dossiers, notamment la présidentielle». «Nous allons jouer un rôle principal lors de cette échéance», affirme-t-il, appelant ses militants «à redoubler d’engagement et de présence pour réussir le pari du parti et d’en faire un instrument au service du développement et de la paix en Algérie». A propos de l’actualité nationale, Amar Ghoul a salué la décision du chef de l’Etat de supprimer les taxes sur les documents biométriques, lors du dernier Conseil des ministres, avant d’évoquer l’affaire de la cocaïne, accusant des parties étrangères qui cherchent «à empoisonner la jeunesse algérienne avec ces substances mortifères et attenter ainsi au tissu social algérien». Sur cette même affaire, Amar Ghoul s’est dit confiant en la justice, qui fera son travail en toute indépendance et objectivité.