En ces temps de coronavirus et de pandémie, les médecins sont en première ligne. Il faut dire que l’Algérie ne manque pas de brillants docteurs parmi lesquels on trouve Ali Bendjaballah. Même si sa spécialité n’est pas directement liée à la virologie ou les maladies infectieuse plus que jamais d’actualité, il reste une référence parmi ses semblables. Que ce soit ici ou dans le monde. D’ailleurs, il a écrit deux ouvrages, rédigés en anglais, dans son domaine, la chirurgie générale. Ils ont été traduits en 8 langues. Son nouveau-né, intitulé « Tumeurs des voies biliaires : Aspects diagnostiques et approche thérapeutique » des éditions Lambert Academic Publishing, est en vente depuis deux jours.

Le livre fraîchement publié est « une réflexion sur les cancers des voies biliaires (les Cholangiocarcinomes) et surtout les orientations récentes sur cette pathologie, tant d’un point de vue diagnostique que thérapeutique », comme le précise le Dr Bendjaballah qui a essayé d’y rassembler « les dernières recommandations pour obtenir un diagnostic précis et précoce et d’offrir ainsi un traitement approprié et efficace.»

Aussi, celui qui passe souvent son quotidien à l’EPH d’Aïn-Taya révèle que « cette pathologie est devenue plus fréquente que par le passé et a bénéficié des dernières avancées technologiques en matière de diagnostic et de prise en charge thérapeutique, qui ont tenté d’améliorer son pronostic, qui reste cependant très réservé.» Ecrire des articles du genre est une coutume pour l’une des plus imminentes blouses blanches algériennes.

Déjà primé

D’ailleurs, l’été dernier, il a été distingué pour la meilleure œuvre scientifique dans le chapitre des « articles rédigés en anglais sur la chirurgie générale ». C’est grâce à un texte publié dans une revue américaine intitulé « Lymphangiome kystique du mésentère ». Il avait su tirer son épingle du jeu parmi 5 656 contributions en provenance de 98 nations. Une consécration qui l’a placé parmi les 500 experts les plus influents au monde en chirurgie générale pour l’année 2019.

Ce genre de reconnaissances offre une renommée certaine. En octobre dernier, il avait représenté l’Algérie à l’occasion du Congrès de « American College Of Surgeons» à San Francisco (USA). Il y avait présenté un autre sujet de recherche en chirurgie. Amoureux de la langue de Shakespeare, il rédige ses recueils en anglais pour qu’ils soient traduits dans d’autres langues.

La plume et le scalpel

Ce fut le cas pour son premier livre « les dernières recommandations internationales sur pancréatites aiguës ». C’était « une monographie sur la pancréatite aiguë et surtout les recommandations les plus récentes relatives à cette pathologie. Elle est devenue plus fréquente que par le passé et a bénéficié des dernières technologies en matière de diagnostic et de prise en charge thérapeutique qui ont amélioré son pronostic », décrit-il.

Bendjaballah, qui exerce au niveau du Service universitaire de chirurgie générale du professeur M. Taieb du CHU d’Aïn-Taya, y évoque « les plus récentes lignes directrices pour obtenir un diagnostic précis et précoce et ainsi proposer un traitement efficace et approprié ». Une thèse qu’on peut lire en français, allemand, italien, espagnol, portugais, hollandais, russe ainsi qu’en polonais. Par contre, pas de version papier puisqu’on ne peut le trouver que sur internet en PDF. Ecrire semble devenir une habitue comme manier le scalpel. La passion est palpable. L’envie de transmettre aussi.

M.T.