Depuis la saison 2015-2016 avec l’Olympique lyonnais, il n’a pas été autant efficace. Rachid Ghezzal avait fait sa première apparition avec l’équipe nationale lors de ladite saison. Depuis, il n’a disputé que 18 rencontres avec l’Algérie tout en ayant une carrière en club caractérisée par l’instabilité (il a porté 4 tuniques différentes depuis qu’il a été vendu à l’AS Monaco en 2017). Cependant, son arrivée à Beşiktaş (Turquie) semble lui avoir redonné du plaisir. Suffisant pour envisager intégrer les plans du sélectionneur Djamel Belmadi lors des prochaines échéances ?

Ses statistiques avec le club d’Istanbul sont édifiantes et elles pourraient ne pas laisser Belmadi insensible l’incitant à lui donner une nouvelle chance dès mars prochain. Et ce à condition que le milieu offensif maintienne le même degré de performances.
On ne l’a pas vu depuis Cotonou
Le 16 octobre 2018 face au Bénin, c’était la dernière fois que Ghezzal jouait avec la tunique des Fennecs. Au stade de l’amitié de Cotonou, il avait joué 46 minutes pour la défaite 1 but à 0 des Verts. La seule sous la coupe de Belmadi qui n’a plus utilisé le frère cadet de Abdelkader Ghezzal depuis. Avec l’EN, Rachid n’a pas vraiment des chiffres affolants. Une seule petite passe décisive et 1 réalisation en 18 capes. Maigre bilan. Pourtant, assister les coéquipiers pour faire trembler les filets adverses est une qualité du gaucher. Et il semble la retrouver comme ce fut le cas il y a 5 ans de cela quand il avait terminé la saison avec 7 « assists » et 10 pions lorsqu’il portait les couleurs de l’Olympique lyonnais. Sortant du très renommé centre de formation des « Gones », il a laissé une grosse impression en intégrant l’effectif professionnel découvrant la Ligue Europa ainsi que la Ligue des Champions.

La cure turque
En Algérie, on pensait alors détenir une vraie pépite à fort potentiel. Mais le natif de Décines-Charpieu ne confirmera pas par la suite. La saison qui a suivi, il n’a marqué que 2 buts et délivré 2 passes décisives en 26 rencontres avec les Rhodaniens. Dans la foulée, il est cédé à l’AS Monaco. Sur le Rocher, il a éprouvé beaucoup de mal à s’imposer. Mais l’objectif des dirigeants monégasques a toujours été de réaliser des plus-values à la revente. C’est pourquoi ils le vendront à Leicester City l’été 2018. La Premier League n’a jamais semblé un championnat qui convient à son style de jeu. En 23 rencontres, il n’a fait mouche qu’une seule fois en délivrant une passe décisive. Comme un symbole d’instabilité, il découvre la « Serie A » avec un prêt à la Fiorentina qui n’a pas voulu lever l’option d’achat. Et comme les « Foxes » ne voulaient pas l’intégrer dans leurs plans pour la saison en cours, il a trouvé un autre point de chute, dans un nouveau pays, en Turquie où le Beşiktaş l’a accueilli. Là-bas, il semble enfin s’éclater. Du moins, il a retrouvé son efficacité et sa maîtrise dans le dernier geste pour mettre ses compères sur orbite. Belmadi pourrait en avoir grandement besoin pour la suite des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2021 et la Coupe du Monde 2022.