La séparation avec Manchester United a été officialisée mardi. Et c’est la question que tout le monde se pose : où diable CR7 va-t-il rebondir ? Ou plutôt peut-il rebondir ? Plusieurs clubs sont déjà cités pour récupérer l’attaquant de 36 ans, qui se dit «dans la forme de sa vie» et qui intéresserait, selon les rumeurs, le PSG, le Napoli ou encore Chelsea. Toutefois, l’hypothèse de le voir partir en dehors de l’Europe n’est pas à exclure. L’Arabie Saoudite serait d’ailleurs prête à de vraies folies pour lui. Tour d’horizon. Ah, cette bonne vieille rumeur CR7-PSG. Un classique depuis maintenant bien des années. Avec toutefois un changement de tendance plutôt claire. Avant, c’était Paris qui rêvait de Ronaldo. Maintenant, c’est plutôt Ronaldo qui rêve de Paris. Récemment interrogé sur la possibilité que Kylian Mbappé signe au Real Madrid, et que le PSG décide de se rabattre sur lui pour jouer avec Lionel Messi à Paris, le Portugais s’était montré clair : «Tout est possible en football. Pourquoi pas ? Est-ce que Paris vendrait beaucoup de maillots ? Ça c’est sûr.» Si la piste du PSG est citée par les médias portugais hier, elle n’en reste pas moins (très) difficile. Quel intérêt, économique comme sportif, aurait le PSG de recruter CR7 en pleine saison, avec un effectif déjà pléthorique, un salaire toujours imposant (environ 28 millions d’euros) et un Kylian Mbappé récemment renouvelé ? Une attaque Messi-Ronaldo-Mbappé-Neymar serait probablement du jamais-vu dans l’histoire du football, certes. Et l’idée pourrait même séduire QSI, surtout avec un Ronaldo libre de tout contrat. Mais aujourd’hui, elle ne semble que fantaisie et pure fantasme.

NEWCASTLE
Là, déjà, l’hypothèse est plus crédible. Le nom du club anglais revient d’ailleurs avec insistance ces dernières heures, tant du côté de l’Espagne (Marca) que de l’Italie (Gazzetta dello Sport). Selon le quotidien transalpin, d’ailleurs, le prince héritier Mohammed ben Salmane serait prêt à faire des folies via son Fonds souverain d’Arabie saoudite (PIF). Le plan ? Le faire jouer 6 ou 18 mois à Newcastle, avant de lui faire finir sa carrière du côté de l’Al-Nassr FC. Pour le convaincre, plus de 300 millions d’euros pourraient être mis sur la table.
« Le Portugais analyse avec attention cette proposition, qui dépasse le cadre du football (…) Il pourrait également être la tête de gondole du vaste projet ‘Saudi Vision 2023’, qui a pour but de placer l’économie saoudienne au centre de celle mondiale », est-il également précisé. Dans son entretien à Piers Morgan, Ronaldo avait confirmé avoir refusé une offre venue d’Arabie Saoudite l’été dernier.

CHELSEA
Cités lors du dernier mercato estival, et ramenés dans la course par la presse portugaise, les Blues auraient les finances mais ne semblent toutefois plus vraiment certains de vouloir Cristiano Ronaldo. «Chelsea n’a pas planifié une éventuelle venue de CR7», rapportait Telegraph hier, expliquant que le nouveau propriétaire Todd Boehly a désormais «d’autres objectifs» sur le mercato, comme Christopher Nkunku, Declan Riche ou encore Jude Bellingham. «Recruter Ronaldo donnerait à l’entraîneur Graham Potter un énorme problème de choix et pourrait créer de la discorde dans le vestiaire», peut-on également lire. Au suivant.

NAPOLI
Là aussi, ça se complique. Si Jorge Mendes aurait proposé les services de son protégé l’été dernier, promettant notamment une vente de Victor Osimhen à plus de trois chiffres, rien ne s’était concrétisé. Et son arrivée dans la ville de Vésuve reste toute aussi difficile quatre mois plus tard. Le Napoli, vraie machine de guerre depuis le début de saison et «meilleure équipe d’Europe» selon les dires de Jürgen Klopp, n’aurait pas vraiment d’intérêt à recruter Ronaldo. De plus, un nouveau virage a été pris dans le projet napolitain, avec une volonté d’abaisser la masse salariale et se fier aux idées plus qu’à l’argent. Et ça fonctionne. Enfin, sur le terrain, l’attaque azzurra est au complet : Kvaratskhelia est la révélation de la saison dans le couloir gauche, et Victor Osimhen a déjà deux doublures comme Giovanni Simeone et Giacomo Raspadori. On oublie.

BAYERN MUNICH
La porte est-elle encore fermée à double tour du côté de Munich ? En juillet dernier, l’ancien gardien et désormais président Oliver Kahn s’était montré clair : «Nous avons discuté de ce sujet – sinon nous ne ferions pas bien notre travail. Personnellement, je pense que Cristiano Ronaldo est l’un des plus grands footballeurs qui aient jamais existé sur cette planète (…) Mais nous sommes arrivés à la conclusion que, malgré toute l’estime que nous lui portons tous, il n’aurait pas correspondu à notre philosophie dans la situation actuelle.»
S’il souhaiterait recruter un numéro 9 dans un futur plus ou moins proche, le rekordmeister ne semble toujours pas prêt à faire une place au quintuple Ballon d’Or, dont le salaire viendrait également impacter les finances du club. La semaine passée, Bild avait démenti une éventuelle rencontre entre le Bayern et Ronaldo, annoncée par la presse anglaise, expliquant que l’actuel leader de Bundesliga n’est pas «intéressé». Seule la longue blessure de Sadio Mané pourrait faire bouger les lignes.

RETOUR AU PORTUGAL, DÉPART EN MLS…
Bilan des courses : il n’est pas vraiment certain que le natif de Funchal rejoigne une «grosse» écurie en cours de route. Alors, d’autres pistes sont à tenir en compte. Par exemple la MLS, avec au moins trois franchises intéressées et prêtes à lui offrir un pont d’or : Los Angeles Galaxy, Los Angeles Football Club et l’Inter Miami de David Beckham. «Ce qu’il fait à son âge (37 ans) est vraiment incroyable», confiait ce dernier en mai. Nul doute qu’il fera une tentative pour le convaincre de le rejoindre aux Etats-Unis. «Il serait l’ambassadeur idéal pour la Coupe du monde organisée avec le Mexique et le Canada en 2026», rappelait La Gazzetta dello Sport hier.
Pour les plus romantiques, l’idée de le voir boucler la boucle avec le Sporting Portugal est la plus séduisante. Là-bas, tout le monde l’accueillera les bras ouverts, mais à condition qu’il réduise drastiquement ses émoluments. «On l’aime tous ici, il n’y a pas grand-chose à dire. Il dit lui-même qu’il veut faire les choses en paix pour suivre son avenir. C’est à lui de décider de son avenir», répondait l’entraîneur du club portugais Rúben Amorim la semaine passée. C’était avant sa séparation avec les Red Devils. Après tout, on oublie jamais son premier amour, non ? n