On n’en finira jamais de parler de l’insalubrité qui est partout dans la wilaya de Guelma, où l’environnement ne cesse d’être agressé. Les décharges sauvages poussent comme des champignons à travers le centre-ville de Guelma, à la grande placette du 8-Mai-45. Cette commune de plus de 180 000 âmes n’échappe pas à cette fatalité qui, à la longue, sera destructrice. Aucune cité ni quartier ne sont, en effet, épargnés.
Des tas d’ordures pullulent dans toute la ville qui était la plus propre d’Algérie et la mieux éclairée dans les années 1980. Les élus locaux, d’une commune mosaïque de 33 membres, sont, semble-t-il, dépassés par l’ampleur du phénomène.
Les odeurs nauséabondes et les fumées que cette décharge dégage pourtant en plein centre-ville fait craindre le pire pour les habitants ainsi que pour les clients des kiosques de cette placette publique.
Ces derniers réclament à l’APC d’assurer le ramassage des ordures au moins chaque jour. «Lors du passage d’un élu du peuple dans notre quartier, je l’ai apostrophé à ce sujet, mais quel ne fut mon étonnement lorsqu’il m’a répondu qu’il ne pouvait rien faire !», regrette un habitant de la rue Jugurtha. Ce dernier a évoqué aussi les chiens errants que cette décharge attire. «Mais c’est vraiment un scandale de voir une décharge publique en face du siège du parti politique le RND et des kiosques depuis des années sans que personne ne se soucie de ce  drame !», fulmine un autre habitant. Incomber la responsabilité de cette catastrophe écologique aux élus est aussi insensé. Le manque de civisme est aussi flagrant !.
M. B.