Le PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures et le PDG-adjoint des activités «Oil & Gas» à l’international du groupe énergéticien norvégien Equinor (anciennement Statoil) ont signé, hier, une note d’accord pour poursuivre leur coopération actuelle et l’étendre au renouvelable éventuellement. L’enjeu, a glissé le patron de Sonatrach, Tewfik Hakkar, est de prolonger les accords qui lient les deux parties au-delà de 2027, année de leur expiration.

Par Kahina Sidhoum
Sonatrach et le groupe norvégien Equinor (ex-Statoil) ont procédé, hier lundi à Alger, à la signature d’un mémorandum d’entente pour une coopération dans les domaines de l’exploration et de la production des hydrocarbures, en Algérie et à l’international. La note d’accord entre les deux parties comprend également la collaboration dans la protection de l’environnement, les nouvelles technologies et la performance opérationnelle, relatives aux hydrocarbures.
Sonatrach et Equinor ont convenu de coopérer sur des projets post-hydrocarbures en Algérie, à savoir des projets d’énergies renouvelables, dont ceux de l’énergie solaire et de l’hydrogène. «Il s’agit également d’échanger les expertises dans le secteur de la préservation de l’environnement. Nous travaillons à réduire les impacts de l’industrie des hydrocarbures sur l’environnement surtout en ce qui concerne les émissions de CO2 et l’empreinte carbone de cette industrie», a expliqué Tewfik Hakkar, le PDG de Sonatrach. Pour sa part, le PDG-adjoint d’Equinor, chargé des activités internationales Oil & Gas, Alasdair Darley Shepheard Cook, a indiqué que le mémorandum signé avec le groupe algérien doit permettre d’étudier la manière dont les deux compagnies énergétiques peuvent hisser leur partenariat, tout en réduisant les émissions à effet de serre. Ce responsable a souligné «la grande expérience de Sonatrach et d’Equinor dans la production d’hydrocarbures à basse émission de CO2 à travers le monde». «Aujourd’hui nous allons travailler plus étroitement à In Salah et à In Amenas pour continuer à créer de la valeur et réduire les émissions à effet de serre», a-t-il ajouté
Le mémorandum d’entente vise aussi le renforcement du partenariat entre Sonatrach et Equinor à travers la recherche de nouvelles opportunités de coopération dans l’amont pétrolier, la gestion de la sécurité industrielle, l’implémentation de technologies pour l’amélioration de la récupération des hydrocarbures et le développement d’un modèle de conduite des opérations pétrolières performant. Sonatrach vise, à travers ce mémorandum d’entente, à étendre son partenariat existant avec Equinor au-delà du terme des contrats actuels qui s’achèvent en 2027, a souligné le PDG de Sonatrach, lors de la cérémonie de signature. Equinor représente «un partenaire historique pour Sonatrach avec plus de 15 ans de présence en Algérie», a-t-il rappelé. M. Hakkar estime que cet accord montre l’intérêt du partenaire norvégien pour le secteur minier algérien «qui comprend des quantités importantes de gaz et de pétrole». «D’autre part, nous avons échangé sur l’investissement avec notre partenaire sur des projets nouveaux à l’étranger dans des pays présentant de nouvelles opportunités d’investissement dans le gaz et le pétrole, notamment en Afrique», a-t-il indiqué.
Equinor est présent en Algérie depuis 2004. Il est partenaire avec Sonatrach et BP (British Petrolium) sur les gisements en exploitation d’In Salah et In Amenas. Il est également partenaire de Sonatrach sur le périmètre d’exploitation de Timissit. Détenu à 67% par l’Etat norvégien, le groupe table sur une hausse de sa production d’environ 2% en 2021 par rapport à 2020 et il a confirmé, en avril dernier, que ses investissements annuels oscilleraient entre 9 et 10 milliards de dollars en moyenne en 2021 et 2022. n