Bonne nouvelle pour le Groupe Sonatrach, la compagnie vient de réaliser une découverte pétrolière au nord du Niger. Et c’est son P-DG, M. Abdelmoumen Ould Kaddour, qui en a fait l’annonce à Tamanrasset.

Il s’agit du premier puits au Niger, foré par le groupe chinois GWDC pour le compte de Sonatrach, selon des explications qu’il a fournies à la presse en marge de la visite du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, M. Noureddine Bedoui, et du ministre de l’Energie, M. Mustapha Guitouni, dans cette wilaya du Sud. Sonatrach détient à 100% un permis de recherche dans la zone  Karfa 1, située à 100 km de la frontière algéro-nigérienne.
M. Abdelmoumen Ould Kaddour a souligné que cette nouvelle découverte à l’internationale a été accomplie grâce, notamment, aux efforts diplomatiques du ministère des Affaires étrangères pour assurer les conditions de travail adéquates particulièrement en matière de sécurité. Il reste, cependant, beaucoup à faire, bien entendu, pour en tirer tous les bénéfices économiques et commerciaux, car on en est à la phase de découverte. La phase d’exploitation ne sera engagée que s’il est prouvé que le volume du pétrole contenu dans le gisement est commercialement viable. Sonatrach croit au potentiel de cette région et d’autres, et continue à développer ses recherches. M. Ould Kaddour a fait état d’indices très positifs enregistrés sur cette nouvelle découverte d’hydrocarbures, effectuée par Sonatrach, au Niger. «On a foré et on a trouvé, mais pour l’instant ce n’est pas encore une découverte économique, parce qu’il faut toute une phase d’évolution. Malgré cela, les prémices et les indices sont très positifs.
L’entreprise est en train de préparer son futur pour savoir où il est possible d’aller dans 10 à 15 ans», a soutenu le P-DG de Sonatrach, soulignant l’importance du développement de la pétrochimie en Algérie, notamment dans le cadre du partenariat étranger. Ce processus est déjà enclenché avec les Turcs, entre autres, où la compagnie nationale est parvenue, avec les entreprises turques Ronesans et Bayegan, à construire une installation pétrochimique d’un milliard de dollars en Turquie.
L’usine produira 450 000 tonnes de propylène par an en utilisant des matières premières fournies par l’Algérie. Cette unité devrait permettre de réduire de 25% la dépendance de la Turquie vis-à-vis des produits pétrochimiques étrangers.
Ce projet, en plus d’autres, donne de l’ampleur à l’activité à l’international de Sonatrach. Celle-ci est déjà largement présente sur le Continent noir (Egypte, Libye, Mauritanie, Nigeria) et développe d’importants projets en Amérique latine (Venezuela et Pérou). De quoi accroître ses réserves d’hydrocarbures. Au Pérou, la compagnie nationale développe depuis 2010 le champ Camisia, un gisement dans lequel elle dispose de prises de participation. Le groupe compte en faire de même pour ce qui est de ses découvertes pétrolières dans le bassin de Ghadamès, 230 km au sud de Tripoli, en Libye. La reprise des cours du brut va l’aider à traduire dans les faits de nombreuses projections en matière d’exploration et d’exploitation. Un baril qui se situe autour de 75 dollars, Sonatrach semble s’en accommoder. Son P-DG a déjà affirmé que les niveaux actuels des cours du pétrole représentaient le «juste» prix. «Le pétrole est actuellement autour de 75 dollars le baril et nous pensons (pays producteurs de pétrole) que c’est le juste prix», a-t-il indiqué lors d’un point de presse tenu en marge de la signature d’une convention de mutualité au profit des employés du groupe Sonatrach. Il estime que la situation reste «positive» aussi bien pour les pays producteurs que pour les pays consommateurs de pétrole tant que le prix du baril reste autour des 70-80 dollars.