La production de Sonatrach a atteint 185,2 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2021, contre 175,9 millions de TEP en 2020, soit une hausse de 5%, fait savoir le groupe énergétique national dans un communiqué rendu public hier, portant sur le bilan de ses réalisation pour le compte de l’année dernière. Ce taux de progression correspond à celui communiqué en début d’année par le Pdg de Sonatrach, Toufik Hakkar, début janvier.

Par Feriel Nourine
Côté raffinage, les unités de Sonatrach se sont inscrites dans la stabilité, totalisant 27,9 millions de TEP en 2021, contre 27,8 millions en 2020, précise le communiqué.
Quant à la production algérienne de gaz naturel liquéfié (GNL), l’année de référence a vu la compagnie nationale d’hydrocarbures réaliser une « avancée remarquable » de 14%, portant sa production à 26,3 millions de m3, contre une quantité de 23,1 millions de m3 l’année d’avant.
Le groupe pétrolier a également souligné avoir couvert les besoins du marché national, estimés à 64 millions de TEP en 2021, soit une augmentation de 9% par rapport à 2020.
Concernant les niveaux d’exportations, le bilan a fait état d’une augmentation significative de 18% entre 2020 et 2021, ce qui a permis d’accroitre les quantités exportées de 80,7 millions de TEP fin 2020 à 95 millions en 2021.
Quant aux importations des dérivés pétroliers, Sonatrach annonce une baisse considérable sur ce registre. Elle la chiffre à 255 000 TEP en 2021, contre 859.000 TEP en 2020, soit une régression de 70%.
L’entreprise a également souligné qu’« aucune quantité de carburant (essence ou diesel) n’a été importée l’année écoulée ». En effet, l’arrêt des importations du carburant avait été annoncé pour juillet 2021.
Avant ce bilan de Sonatrach, consacré à ses réalisations en 2021, Toufik Hakkar avait livré les mêmes chiffres, il y a moins d’un mois. Avec quelques détails supplémentaires, faut-il le rappeler. C’est le cas des recettes engrangées par les exportations du groupe qui ont dépassé 34,5 milliards USD (contre 20 Mds USD en 2020), tandis que les recettes réalisées sur le marché national s’élèvent à 2,5 Mds USD.
Concernant l’année 2022, M. Hakkar a affirmé la détermination de Sonatrach à poursuivre son plan visant à développer les capacités nationales de production, en vue de répondre aux besoins internes qui enregistrent une croissance annuelle de 5%, ainsi qu’aux engagements contractuels avec les différentes partenaires, notamment en Europe et en Asie.
Dans ce cadre, il a fait savoir que Sonatrach investira 40 Mds USD à l’horizon 2026, dont 8 Mds USD en 2022.
En vue d’assurer la disponibilité de ces financements, Sonatrach a besoin de maintenir la stabilité des cours du pétrole dans les 70 dollars/baril, a estimé le même responsable.
Concernant les projets de Sonatrach à l’étranger, ce dernier a fait part de la poursuite des démarches en vue du retour de la société en Libye, dans le but de parachever ses projets pétroliers, en réunissant les conditions idoines, particulièrement en ce qui concerne la sécurité des travailleurs et du matériel.
Par ailleurs, le P-dg de Sonatrach a annoncé la découverte d’un gisement de pétrole au Nord du Niger près des frontières algériennes, ajoutant que Sonatrach s’attelle à le développer pour sa mise en exploitation, ce qui requiert plusieurs années.
Quant à la Mauritanie, Sonatrach étudie son retour vers ce pays voisin, en vue d’y établir des projets d’exploration pétrolière, en sus de l’augmentation de ses exportations d’urée qui est utilisée comme engrais, via Naftal, a-t-il ajouté.