Le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a déclaré en marge des JST tenus à Oran, que «nous avons eu trois réunions avec Exxon Mobil et que nous prévoyons de conclure, bientôt, un  accord avec Exxon», rapporte l’agence britannique Reuters, citant la direction de la compagnie nationale d’hydrocarbures.

Toujours selon Reuters «Exxon Mobil envisage d’investir pour la première fois en Algérie, signe que le pays devient plus attractif».  Ould Kaddour, sans donner de détails, a précisé que «les réunions ont eu lieu à Alger», en ajoutant qu’«un meilleur environnement sécuritaire a contribué à l’intérêt croissant des entreprises étrangères», dont l’Américain Exxon Mobil. L’Algérie tente aujourd’hui d’attirer les investissements étrangers. Le  pays  a vu sa production de pétrole et de gaz stagner. Une forte baisse des prix du pétrole, à partir de 2014, a impacté les finances de l’État, qui dépendent fortement des exportations d’hydrocarbures. A la tête de Sonatrach depuis plus d’un an, «Ould Kaddour pousse à réformer l’entreprise et à améliorer les relations avec les partenaires étrangers dans le but de les inciter à faire de nouveaux investissements et à stimuler la production», a commenté l’agence Reuters. Si elle arrive à signer avec Exxon Mobil, Sonatrach réalisera une bonne affaire. Elle comptera ainsi parmi ses partenaires un poids lourd de l’industrie pétrolière. La compagnie nationale a toujours voulu élargir le cercle de ses partenaires actuels que sont  BP, Total, Saipem Anadarko, Cepsa, Eni, Maersk, Pertamina… Elle y aura réussi. Et, son P-DG en sera encore plus satisfait.
Par ailleurs, Sonatrach mène actuellement des négociations avec le ministère irakien du pétrole sur sa participation éventuelle dans le développement du champ pétrolifère irakien de Nassiriya, rapporte un communiqué rendu public par la compagnie nationale.  «Les discussions entre les deux parties ont porté sur la possibilité que Sonatrach participe au développement du champ pétrolifère de Nassiriya», indique le document. Les pourparlers se sont notamment déroulés entre son P-DG, Abdelmoumen Ould Kaddour, et Dhia Kamar Safar, chef du département technique du ministère irakien du Pétrole. Les deux responsables ont aussi paraphé un protocole d’accord pour le renforcement de leur partenariat.
A travers cet accord, la partie irakienne espère bénéficier de l’expertise algérienne en matière d’exploration et de transport par pipeline.
Ces négociations interviennent après l’annonce du ministre irakien du Pétrole, Jabar al-Luaibi, datant du 7 janvier dernier, qui indique que Sonatrach étudiera les possibilités d’investissements dans les projets d’explorations pétrolière et gazière. Pour lui,  l’arrivée d’un acteur aussi important que Sonatrach  dans le secteur local des hydrocarbures serait un atout de taille. Par ailleurs, le communiqué évoque la possibilité pour la compagnie nationale de participer à des projets visant à relier les villes irakiennes au réseau gazier irakien. Les deux parties ont également étudié l’opportunité d’une participation de la Sonelgaz au projet d’extension du réseau gazier irakien pour l’alimentation tant en gaz naturel qu’en  gaz de pétrole liquéfié (GPL). Sonelgaz regarde également du côté de la Tunisie.  Elle a conclu avec la société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) une convention de partenariat pour l’approvisionnement de la ville frontalière de Sakiet Sidi Youssef, dans le gouvernorat du Kef, en gaz algérien, rapporte African Manager, un média local.  L’opération d’installation du pipeline et des compteurs à gaz aurait déjà atteint un taux d’avancement de 80%. La conclusion de l’accord survient deux mois après un tête-à-tête entre le Premier ministre Ahmed Ouyahia et son homologue tunisien, Youssef Chahed, au cours duquel la partie algérienne avait promis d’augmenter ses fournitures de gaz naturel vers la Tunisie avant la fin de cette année. Les travaux de raccordement devraient démarrer le 10 mai prochain. La Tunisie, qui est un producteur marginal de gaz naturel, importe déjà depuis l’Algérie presque l’ensemble du gaz entre sa production et le volume consommé par son marché.