L’Algérie poursuit ses efforts pour développer son potentiel gazier qui représente une opportunité non négligeable pour son économie en ces moments de vaches maigres.

En plus de leur volonté de revoir son cadre législatif relatif au secteur des hydrocarbures pour le rendre plus attractif aux investisseurs étrangers, les pouvoirs publics accélèrent les projets de partenariats avec les grandes compagnies étrangères.
C’est dans cette stratégie que le groupe Sonatrach, l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), le groupe français Total et la firme énergétique espagnole Cepsa ont signé, mercredi à Alger, un contrat de concession confirmant le nouveau cadre contractuel applicable au développement d’un projet gazier à Timimoun. Ce partenariat permettra à l’Algérie d’augmenter ses capacités d’exportation du gaz et couvrir les besoins nationaux en cette matière en plein essor.
En outre, les quatre partenaires de ce projet ont signé un contrat de commercialisation du gaz provenant de ce champ gazier. Les contrats ont été paraphés par les P-DG de Sonatrach, d’Alnaft et de Total ainsi que du Directeur de Cepsa en Algérie, respectivement Abdelmoumen Ould Kaddour, Arezki Hocini, Patrick Pouyanné et Claver Rodrigo Francisco Javier.
Le projet de développement du champ gazier de Timimoun est opéré conjointement par Sonatrach (51%), Total (37,75%) et Cepsa (11,25%). Quant au volume d’extraction de ce champ gazier, dont la mise en production est prévue en avril 2018, il devrait atteindre près de 5 millions de m3/jour en plateau.
En fait, le périmètre Timimoun englobe les gisements de Barouda, Barouda Nord, Afflisses, Abiod, Hassi Yakour Drina, Irharen et Irharen Sud. Selon les parties contractantes, la signature de cet accord marque une « étape majeure » dans la réalisation du projet et le « renforcement d’un partenariat historique » entre les signataires.
Il a également été signalé que la réalisation des installations de production de ce projet est en cours de finalisation, sachant que le contrat d’association entre ces trois partenaires a été signé en 2002 et entré en vigueur en 2003.
Le projet prévoit la réalisation des installations de traitement du gaz issu du périmètre contractuel. A ce jour, 19 puits ont été forés, tandis que le plateau sera maintenu à 6,5 années grâce à une campagne de forage supplémentaire pour atteindre un total de 37 puits producteurs.
En 2017, le développement du champ gazier de Timimoun s’est poursuivi avec les opérations de forage et les travaux liés à la construction de l’usine.
Au total, 37 puits seront reliés à des installations de collecte et de traitement du gaz et raccordés au gazoduc reliant les gisements du Sud-Ouest algérien à Hassi R‘Mel (GR5), a-t-on expliqué.
Dans son intervention lors de la cérémonie de signature, le P-DG de Sonatrach a relevé l’importance particulière du champ gazier de Timimoun en soutenant que l’Algérie devrait se réorienter vers une plus grande production de gaz, puisque cette source d’énergie sera utilisée davantage avec une tendance mondiale économique qui prend en considération les recommandations des COP21 et COP23. C’est dans ce cadre que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, se rendra aujourd’hui à Reggane dans la wilaya d’Adrar, où il inaugurera des projets énergétique et industriel, a indiqué jeudi un communiqué des services du Premier ministère.