En marge de la date FIFA de novembre et la double-confrontation face au Zimbabwe dans le cadre des éliminatoires de la CAN-2022, quatre de nos internationaux ont été contaminés par le Coronavirus. Où et quand cette infection s’est produite ? Difficile d’y répondre. Mais la crainte que la délégation soit touchée par la COVID-19 à grande échelle est là. Même si la FAF, par le biais du médecin de la sélection, veut anéantir la probabilité.

Par Mohamed Touileb
Une chose est certaine, Yacine Brahimi, Rami Bensebaïni, Azzedine Doukha et Aïssa Mandi, tous testés positif au Coronavirus, n’ont pas ramené le virus en rejoignant le stage de l’EN qui s’est tenu du 08 au 17 novembre écoulés. Tout au long du regroupement, il y a eu des dépistages avant la première rencontre contre le Zimbabwe au stade 5 juillet 1962 (Alger) tenue le 12 du mois en cours et précédant le voyage à Harare et l’acte II disputé 4 jours plus tard.
Les écouvillons qui ont été analysés n’ont pas révélé la présence de l’ARN du virus en question. Ce qui voudrait dire qu’il n’était pas présent dans l’organisme à cet instant-là. Mais voilà que les quatre internationaux cités plus haut ont été soumis à un nouveau dépistage après avoir rejoint leurs clubs respectifs. Les tests se sont avérés positifs. Sachant que la période d’incubation du virus prend généralement 3 à 7 jours, il est clair que la contamination s’est produite durant le séjour que les «Guerriers du Désert» ont passé ensemble.
«Cas isolés», vraiment ?
La probabilité de voir d’autres éléments d’ «El-Khadra» être déclarés porteurs du virus en question dans les heures à venir reste éventuelle. D’autant plus que les faux-négatifs existent dans les opérations échantillonnage. Malgré cela, le premier responsable du staff médical de la sélection, le Dr. Mohamed Boughlali, estime que «cette situation peut être qualifiée de situation isolée car elle n’est pas du tout consécutive au voyage de la sélection algérienne au Zimbabwe.»
Il rappelle aussi que «tous les membres de la délégation ont été soumis à des tests COVID et aucun cas positif n’a été signalé, ni au sein des joueurs, ni au sein de toute la délégation» non sans assurer que «la Fédération algérienne de football (FAF) a mis tous les moyens pour assurer l’application du protocole sanitaire pour toute la délégation algérienne.»
Rappel : le Coronavirus avait frappé les U20
Cependant, le fait que nos footballeurs soient touchés par la pandémie, qui n’épargne personne même quand tous les précautions sont prises en considération, n’est en rien imputable à la FAF ou aux joueurs. Mais, on ne peut pas exclure définitivement le fait que le virus ait trouvé son chemin vers l’organisme de Bensebaïni et consorts pendant le stage. Surtout que des cas positif ont été recensés au Centre Technique de Sidi-Moussa par le passé.
D’ailleurs, fin octobre dernier, l’équipe nationale U20 a connu 6 contaminations dans l’effectif. Peut-être que la COVID-19 était restée sur certaines surfaces puisque aucune décontamination des lieux n’a été évoquée par l’instance fédérale par la suite. Pour ça, en revanche, la responsabilité de la FAF est engagée. n